16-10-2020
Je ne dirai pas que ce film oppose les perceptions entre homme et femme, à partir de l'exemple de mon couple, mais quand je lis certaine critique... j'ai l'impression que je ne suis pas seul.
Toujours dans le process de revoir (ou de voir) tous ces films que nous retrouvons dans nos cartons, nous voilà sur celui-ci.
Pour le coup, je me souvenais de l'avoir 'vu'... clairement du moins, les deux premières scènes et la dernière... entre les deux, c'est plus flou.
Cette fois-ci, je n'ai manqué qu'une seule scène... malheureusement, critique. Mais bon, ma femme a eu l'heur de me l'expliquer.
Donc me voilà plus capable de le critiquer:
- Pour ma femme, c'est un film poétique, une oeuvre sur l'Amour...
- Pour moi, une forfaiture.
Soyons clair,ok les acteurs sont bons. L'idée pourrait être intéressante.
Dans le déroulé et le cadrage, le film a beaucoup vieilli... et il y a quand même pas mal de petites scènes, dont on comprend mal l'intérèt (ets-ce qu'il faut redevenir un enfant et manger du pop corn dans un lit pour être romantique?)
Ensuite, dans l'idée même de Don Juan, il y a une forfaiture. Don Juan méprise les femmes, elles ne sont qu'objet. C'est un boulimique, peu importe ce qu'il mange... Et c'est un peu d'ailleurs comme cela que le personnage est présenté, disant que 'Toutes les femmes sont belles'...
Bien sûr, sur ce principe, pour rendre le personnage sympathique, il ne fait que rechercher le plaisir sexuel de ses compagnes du moment... Son plaisir, il n'en est nul question...
L'autre sujet du film est à propos de la notion de réalité, de rêve. Doit-on rêver notre vie? ou faire de notre vie le rêve qu'on veut qu'elle soit? (et donc au milieu de cela, un peu de réflexion sur la notion de folie).
On aurait un beau objet de philosophie sur la perception des choses... si au moins, cela était abordé avec rigueur et continuité dans le film.
Mais non, il fallait une happy end, alors passons (et puis il y a tant d'autres trucs à fourrer dans le film pour éviter qu'il soit trop indigeste pour le spectateur moyen).
Au final, quelques idées non abouties. Du romantisme de bazar et de la poésie à deux sous... et qui me désole (quand je vois ma moitié y tomber) car c'est le typique de l'attrape (Dans vos yeux se reflètent la beauté des étoiles.) et de l'amour de la pureté virginale et machiste (moi Don Juan, j,ai couché avec mille femme mais je suis tombé amoureux d'une vierge qui me repousse.)
Pourquoi la statue du Commandeur ne vient elle pas écraser ce blanc-bec éhonté?
Allez en le revoyant, et en y réfléchissant, il ne vaut pas les 5*... il vaut plus de mépris.