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le 22 sept. 2022
SuivreAlice in Victoryland
Olivia Wilde est une féministe convaincue et son second long métrage, Don’t Worry Darling (les paroles lénifiantes d’un mari rassurant son épouse quant à sa propre capacité de gérer leur vie commune)...
Après le sympathique et énergique Booksmart, Olivia Wilde se tourne vers u projet plus dense, plus ambitieux, et c'est tout à son honneur...
Don't worry Darling est plastiquement irréprochable. La superbe photo de Matthew Libatique ( chef op' attitré de Darren Aronofsky ) et la musique envoutante de John Powell ( compositeur attitré de la trilogie Dragons ) s'imprimeront durablement sur la rétine et dans les oreilles des spectateurs.
Malheureusement, on en revient au vieil adage de Jean Gabin : "Si t'as pas une bonne histoire, tu fais pas un bon film."
Don't worry Darling n'est pas une bonne histoire.
Déjà coupables du très raté The Silence avec Kiernan Shipka et Stanley Tucci, Carey et Shane Van Dyke ont pondu ce qui semble être un épisode ultra étiré de Black Mirror, qui n'explore rien d'autre que la recherche de la vérité par Florence Pugh. Une vérité que les spectateurs abreuvés de science fiction auront tôt fait de deviner et d'en comprendre les rouages... Ils devront attendre patiemment la scène d'action finale. Il n'y a jamais de discours social ni de sous-texte, tout est premier degré.
Olivia Wilde a beau avoir amené sa collaboratrice de Booksmart, Katie Silberman, pour une couche de réécriture, on est quand même face à un projet sans une once d'originalité.
Ceux qui ont déjà vu The Stepford Wives grilleront la fin au bout de deux minutes. Ceux qui connaissent The Thirteenth Floor ( Passé Virtuel ) aussi. Ceux qui se sont abreuvés de Westworld également...
Le film a tellement d'ainés et de prédécesseurs qu'il apparait immédiatement comme un petit minable sans interêt, et plongera le spectateur dans un ennui profond.
Car non content d'être un suiveur exempt de toute idée originale, il est lent et très mal raconté.
On a quasiment deux Actes I : un premier d'une quarantaine de minutes autour du mystère de la voisine, puis un deuxième centré sur Florence, sans qu'on n'en apprenne vraiment plus...
Ensuite l'Acte II ne propulse pas l'action vers l'avant. Tout au contraire, il stagne, régresse, redit inlassablement des choses qui étaient déjà très claires... durant ces quelques minutes, le spectateur peut s'endormir sans crainte, il ne ratera rien.
Quand enfin la révélation du pourquoi du comment intervient, elle se fait sans surprise ni satisfaction. On acceuille l'info avec un vague haussement d'épaule... Et puis on se souvient d'éléments de l'intrigue qui ne cadrent pas du tout avec ce qu'on vient d'apprendre...
L'avion qui sert d'élément déclencheur, sans déconner, il est juste sorti du trou du cul des scénaristes... Il n'y a aucune raison ni explication in situ de ce que c'était que cet avion, c'est juste un truc totalement arbitraire pour que Florence aille inspecter les limites du monde. Travail de feignasses et de Jean-Foutres !
Mais alors qu'est-ce que le film est beau, et bien cadré.
Que la musique est étrange et envoutante !
Dommage.
Après Midsommar, Florence Pugh semble apprécier les films creux et prévisibles qui sont jolis. Que doit-on attendre de sa carrière au sein de l'univers Marvel ?
Olivia Wilde, elle aussi est partie dans les hautes sphères des blockbusters : elle vient de signer pour un projet Marvel/Sony, dont beaucoup s'accordent à dire qu'il s'agirait de Spider-Woman. Affaire à suivre.
Créée
le 24 sept. 2022
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