En voyant l'affiche et le synopsis, je m'attendais à un nanar digne de ce nom. Mais bien heureusement, quand je vois Forest Whitaker entre 2 lignes, je ne peux pas m'empêcher de regarder ce qu'il se passe.
Le nom du film est bien choisi : ultra coloré, plein d'énergie, le début de cette oeuvre nous entraîne dans le quotidien de Malcom, un ado afro-américain qui vit 30 ans trop tard sa passion du hip hop. Le hip hop, il connaît, il déballe, ça fait plaisir, j'ai pu écouter quelques sons grâce à lui à l'issue du film et quand un personnage me donne du bon vieux hip hop comme ça, je trouve déjà que la mission est accomplie.
Tout est beau, si ce n'est que Malcolm c'est une victime. Tout comme ses 2 copains d'ailleurs. Seulement le jour où la victime en question se rend compte qu'elle a reçu 10kg de cocaïne à une soirée complètement déjantée avec Tyga et A$ap Rocky, tout part en cacahuète. Derrière cette histoire bien crâmée se cache un p'tit jeune plutôt malin, enfoui sous la peau de Malcolm, qui lui est tout sauf une victime. En se jouant de ses différents opposants, ce gamin va réussir sa vie à partir d'une situation critique, le tout sur un mélange fin entre hip hop, action et contemplation dans une ville de L.A. aux allures de lycée.
Coup de coeur malgré ses défauts, ce film vaut le détour pour ses dialogues pleins de puissance et pour la dédicace à la west coast old school.