C'est l'histoire de Malcom, un jeune lycéen noir qui vit dans les bas-fonds de Los Angeles à charge d'une mère célibataire. Chaque jour : raquette, violence, trafic de drogue et même des meurtres. Il se bat pour s'en sortir car il espère entrer à Harvard ... mais c'est un gros cliché, n'est-ce pas ? On dirait presque une parodie d'American History X agrémenté d'un filtre négatif. Malcom refuse de se définir de cette façon. Il n'aime pas les "trucs de noirs", c'est un geek fan des années 90 qui joue dans un groupe de rock formé avec ses amis. Lorsqu'on lui demande à plusieurs reprises qui il est, il répond qu'il est "juste Malcom". Que se passe-t-il lorsqu'on ne rentre dans aucun moule ? Bien qu'à tout moment tiraillé entre ces deux mondes, on profite de la situation. Et c'est bien ce que fait Malcom, il joue sur les deux tableaux.
Points positifs
La musique du film signée Pharrell Williams, ça bounce. Et l'utilisation des nouvelles technologies (juxtaposition de fenêtres, "rembobinage" d'une séquence, etc.) donne un rythme dynamique à l'ensemble. De plus, le second degré par rapport à la misère de ce milieu introduit une touche humoristique des plus plaisantes.
Points négatifs
La petite morale tout à la fin fait surajoutée, surtout qu'on dirait plus un clip MTV. Elle appauvrit le film et dépouille le spectateur de son libre arbitre. Enfin, j'ai trouvé que les deux acolytes, Digg et Jibs, manquent de personnalité. Ils ne sont là que comme faire-valoir du personnage principal.