DOPE raconte une série d’évènements vécue par Malcolm et ses 2 meilleurs amis Diggy et Jibs, de brillants lycéens, geeks, musiciens et fans des années 90, âge d’or du HIP HOP.
Le lieu de l’action : Inglewood, banlieue pauvre de Los Angeles où gangs, drogues et morts font partie du quotidien.
L’ambition de Malcom est d’intégrer la prestigieuse université de Harvard : pas simple lorsque l’on vient d’un milieu social qui sent le souffre et que l’on vit dans un pays où mentalités et institutions vous parquent avec aisance dans des cases à clichés.
C’est un film très tendance qui fait part belle aux nouvelles technologies, réseaux sociaux et styles vestimentaires.
Il respecte une ambiance assez typique des films se déroulant dans la moiteur de la ville de Los Angeles et de ses alentours : à savoir, une série d’errances à la Charles Bukowski voguant de lieux et personnages étranges en situations et conversations improbables.
Rick Famuyiwa réalise un film frais et plein d’énergie. Les acteurs sont très talentueux, la B.O. est efficace et judicieusement utilisée (moi à partir du moment où on inclut le cultissime The World is Yours ou des opus de A tribe Called Quest, Naughty by nature ou du Wu Tang Clan, je ne peux qu’adhérer !).
Au final, il réussit à dessiner une atmosphère assez légère sur un fond violent et plein de tension.
Malcolm va accomplir un véritable parcours initiatique qui le mènera vers le monde adulte et lui permettra d’affirmer sa propre personnalité.
On pourrait certainement reprocher à DOPE son côté teen-movie, son esthétique très "clipesque"et sa morale qui frise le vice mais pour moi, c’est carrément mon type de came.
♪♪ I’m in a good mood ! Can’t bring me down ! Ho hey ho ! ♪♪