Hyakkimaru n'a pas vraiment de chance. Son père était un grand guerrier mais qui ne supportait pas la défaite, pour y pallier il vendit l'âme de son fils à naitre à quarante-huit démons. Le problème de Hyakkimaru, c'est qu'à sa naissance il lui manquait aussi quarante-huit parties de son corps. Pas évident de débuter dans la vie sans bras, pas de chocolat, sans jambes, sans yeux, sans langue, sans... son adolescence a du être bien frustrante. Jeté comme un vulgaire Moïse à la rivière dans un panier, il fut recueilli par un gentil médecin. Habile confrère du docteur Frankenstein. il lui reconstitua une apparence relativement humaine à partir de trois bouts de cadavres, de ciseaux et de colle. Mais Hyakkimaru voulait plus que des prothèses, il voulait récupérer ses organes et partit donc à la recherche de ces démons.
C'est lors de l'affrontement avec l'un d'eux qu'il croise un jeune voleur, Dororo. Celui-ci fasciné par la lame qui se cache dans son bras décide de le suivre, bien décidé à la récupérer. Mais sous son l'apparence sale de Dororo se cache une charmante jeune fille.
L'intérêt de ce film n'est certainement pas l'adaption de Tezuka, elle ne semble pas particulièrement fidèle. Ce n'est sûrement pas les combats qui ne sont plutôt maladroits. Ce n'est pas non plus les effets spéciaux qui sont surtout rigolo. L'image non plus n'est pas très propre. Il ne reste que la relation entre un Hyakkimaru, ombrageux et taciturne et une Dororo, cabriolente et pleine de malice. Ça n'est certes pas très original, mais c'est très rafraichissant.