6
le 15 mars 2020
SuivreCarrie On Ice
Un bon thriller horrifique, sans fioritures mais bien dirigé. Le film à un côté Stephen King et fait par moment penser à un Carrie dans le froid, surtout parce qu'il joue très bien à la frontière du...
Il y a dans Double Mortel cette manière discrète de revisiter le thriller psychologique adolescent sans chercher à révolutionner le genre. Le film s’inscrit dans une tradition de récits où le miroir devient un seuil, un espace où l’identité se fissure. Ce n’est pas un dispositif nouveau, mais ici il sert surtout à sonder la solitude d’une jeune fille qui se sent dissoute dans le regard des autres. L’histoire suit Maria, lycéenne timide et constamment reléguée à la marge, qui découvre dans son reflet une version d’elle-même plus assurée, plus dure, presque affamée de revanche. Ce double, d’abord confident, finit par prendre une place inquiétante, jusqu’à remodeler la vie de Maria de l’intérieur. Le film avance par petites secousses, préférant l’intime au spectaculaire, et c’est dans ces interstices que j’ai trouvé sa vraie force. India Eisley porte le récit avec une délicatesse qui surprend. Elle parvient à différencier Maria et son reflet sans jamais tomber dans la caricature : un simple changement de posture, un regard plus fixe, une respiration plus lente suffisent à faire basculer la scène. Jason Isaacs, en père distant et obsédé par l’apparence, apporte une tension sourde, presque étouffante. Mira Sorvino, en mère fragile, complète ce tableau familial où chacun semble glisser sans savoir comment se retenir. Leur présence ne cherche pas l’effet, elle installe une texture humaine qui donne au film un poids inattendu. Ce qui m’a touché, c’est la manière dont Double Mortel parle de l’adolescence comme d’un territoire où l’on se construit contre soi-même autant que contre les autres. Le film n’est pas exempt de maladresses, mais il possède une sincérité qui m’a rappelé certains thrillers plus modestes des années 90, ceux qui prenaient le temps d’écouter leurs personnages avant de les juger.
Cet utilisateur l'a également ajouté à ses listes Mes films américains, Les meilleurs films américains (USA), Mes films, Les meilleurs films d'épouvante et genre : horreur
Créée
le 2 juin 2026
Critique lue 8 fois
6
le 15 mars 2020
SuivreUn bon thriller horrifique, sans fioritures mais bien dirigé. Le film à un côté Stephen King et fait par moment penser à un Carrie dans le froid, surtout parce qu'il joue très bien à la frontière du...
5
le 2 avr. 2021
SuivreFilm qu traite d'un cas psychiatrique quoi que l'on en dise. Le scénario un peu longuet au début lorsqu'il plante le décor devient plus intéressant quand la maladie prend le dessus. Simplement cela...
1
le 8 mars 2020
SuivreMalgré un concept intéressant , le film est une merde -« mais tu peux pas dire que c est de la merde on dit t aime pas » -« gnagnagna ta gueule »Encore un film qui cache la misère de sa conception...
9
le 22 juin 2026
SuivreBon, "On l’appelait Robin des Bois" est un film qui prend la légende, lui retire son collant vert flamboyant, son sourire de héros invincible et son manuel intitulé « Comment redistribuer les...
8
le 9 mai 2026
Suivre"De si remarquables créatures" est un film qui réussit l’exploit de me faire écouter les réflexions philosophiques d’un poulpe sans jamais me donner envie d’appeler un océanographe pour vérifier si...
7
le 12 mai 2026
SuivreWhaza !!!! "Kraken" est un film qui m’a définitivement convaincu que la prochaine fois qu’on me proposera une balade en bateau dans un fjord, je vérifierai d’abord qu’aucun poulpe de la taille d’un...
SensCritique dans votre poche.
Téléchargez l’app SensCritique.
Explorez. Vibrez. Partagez.



À proposNotre application mobile Notre extensionAideNous contacterEmploiL'éditoCGUAmazonSOTA
© 2026 SensCritique
Thème