Évadés de la prison de Valence, Fourbieux, Kopetzky et Serge volent une bétaillère et débarquent après avoir rouler de nuit le matin du 14 juillet dans un petit port du Midi. Serge rejoint Barbara, l'ex - compagne de Kopetzky qui peut leur fournir 300 000 Francs. Quand à Fourbieux, il cache Kopetzky blessé chez sa vieille maitresse, Mme César, une bistrote qui ne porte pas la police dans son cœur.
Ne vous attendez pas à de l'action, vous seriez déçus, il s'agit d'un petit polar psychologique d'atmosphère écrit par Boileau-Narcejac, mis en scène par Geza Von Radvanyi, un nébuleux réalisateur hongrois qui a roulé sa bosse dans toute l'Europe sans avoir accoucher d'un authentique chef-d'oeuvre cinématographique.
Comment assurer ses arrières en à peine 12 heures quand on est trois taulards en cavale dans ce coin du Midi ? En 1959, Lino Ventura accédait tranquillement au vedettariat, Laurent Terzieff, lui, est sous- exploité dans un rôle très ingrat de blessé dans cette bien curieuse co-production franco-allemande initiée par la comédienne Suzy Prim.
L'intrigue fait vite du surplace: Hannes Messemer et Eva Bartok sont sous Temestat. Les apparitions de Lino Ventura, Suzy Prim, Gert Froëbe (canaille géniale) et surtout Guy Trejan (en gendarme permissionnaire beurré comme un p'tit Lu) rehaussent le tout...