Mon cycle Coppola se poursuit avec Dracula, sa seul incursion dans le domaine de l'horreur et de l'épouvante, que j'avais vu en salle lors de sa sortie.
Aujourd'hui j'en suis sortie avec le meme etat d'esprit qu'a l'époque. L e film est une réinvention totale qui fusionne l'horreur gothique et le romantisme le plus exacerbé. Bien que Coppola prétend adapter le roman à la lettre, il prend la liberté de transformer son monstre en héro romantique et tragique, qui traverse les siécles en gardant espoire de retrouver son amour perdu. Et c'est cette amour exacerbé qui rend le film tantot nunuche, tantot insupportable dans lequel Jonathan Harker est un benet fragile et sa dulcinée Mina qui se jette dans les bras du compte et ce à peine marriée. Nous avons a faire à un Dracula souvent pleurnichard a chaque fois qu'il a son cœur mort brisé qui fait regretter les classique de la Hammer ou ceux avec Bela Lugosi.
Sinon la plus grande force du film réside dans sa direction artistique monumentale. Coppola a fait le choix audacieux de refuser les effets spéciaux numériques naissants au profit de techniques traditionnelles du début du cinéma (surimpressions, projections arrière, perspectives inversées, marionnettes). Le résultat est saisissant : le film a vieilli comme un bon vin, conservant une texture organique et cauchemardesque qu'aucun écran vert ne pourrait reproduire.
Dracula reste un bon essaie gagnant dont j'aurais préféré moins de romance et plus d'épouvante.