Il y avait du potentiel. Pour arrêter des méchants : une bande de supers policiers avec chacun sa spécialité : l'infiltration, le snipe, la baston. Tous chapeautés par le massif Sammo Hung. Et il y a même le sous-estimé Michael Biehn en terroriste colombien. Lui, j'ai toujours l'impression qu'il est passé à côté d'une carrière bien prometteuse avec Terminator en 1984, Aliens, le retour en 1986 et Abyss en 1989.
Que le film soit produit par Steven Seagal n'est pas la question. Il n'apparaît pas dans le film. Non, le vrai problème, c'est la profusion de personnages (outre les policiers, il y a tous les gangsters) de sorte qu'on ne sait plus très bien à la fin qui se bat contre qui (déjà qu'ils se loupent à se tirer dessus à une distance d'un mètre cinquante). Ils sont à peine présentés ! On a juste leur nom avec leur palmarès. A participé à telle opération. Frère de untel, est l'auteur de tel truc.
Mais ça encore, ce n'est pas le pire. Le pire, ce sont les bagarres, les fusillades, les courses-poursuites en véhicule. De l'action, ça oui, il y en a. Mais elle est illisible. Pas un plan de plus d'une demi-seconde. On dirait que la caméra est dans un shaker. J'en suis presque venu à préférer les scènes de parlotte. C'était plus calme. Ça permettait de souffler un peu et d'explorer un peu les relations entre ces policiers et ses bandits, leur passé. C'en est même touchant pour la fille de Kong Long.
Son père revient faire amende honorable. Il est conscient de ses erreurs. D'avoir trop privilégié son travail au détriment de sa famille. Il s'excuse. Elle le rejette. Il en a les larmes aux yeux.
Étrange moment d'émotion au milieu de tout ce foutoir.