👉 17 juin : Mise à jour de notre journal de bord (qui devient hebdo)
Le bilan de la nouvelle version du site est accessible ici.

Les Tontons flingueurs marquent la première collaboration entre Lautner et le dialoguiste Michel Audiard et le début d'une trilogie qui s'est poursuivie avec Les Barbouzes et Ne nous fâchons pas. Il est considéré aujourd'hui comme culte alors que lors de sa sortie en 1963, on lui privilégiait plutôt la nouvelle vague. Il n'était considéré uniquement comme divertissant et il est amusant de constater que même à cette époque, il y avait ce dédain pour les œuvres populaires.

Au risque de paraître passéiste, ce qui fait la gloire des Tontons ce sont tout d'abord des répliques inoubliables écrites par un dialoguiste dont on n'a toujours pas trouvé le successeur. On peut dire strictement la même chose de la part des comédiens, Lino Ventura en tête dont acteur n'était pas la première profession. En effet, il fut champion d'Europe de lutte gréco-romaine au début des années 50 et ne rentra ensuite dans le monde du cinéma que par hasard. Figurent aussi Bernard Blier, Jean Lefebvre, Francis Blanche soit un véritable casting de gueules comme on n'en fait plus.

Le film parle de la difficulté du transfert des générations. En effet, on a perpétuellement en contradiction d'un côté les anciens dont le souvenir de la guerre est encore vivace : Fernand Naudin, les frères Volfoni ("toute une époque" avouera Raoul avec nostalgie) et Maître Folace. Et de l'autre la jeunesse yéyé snobe et intello, qui souhaite s'émanciper, que sont Patricia dont Naudin à la charge et Antoine Delafoy.

Rien que la mythique scène de la cuisine ("On est pas venus là pour beurrer des sandwichs, touche pas au grisbi salope ! Faut reconnaître, c'est du brutal, vous avez raison c'est du curieux, j'y trouve un goût de pomme") mérite ses 4 étoiles à elle seule.
Incertitudes
10
Écrit par

Cet utilisateur l'a également mis dans ses coups de coeur.

il y a 8 ans

10 j'aime

1 commentaire

Les Tontons flingueurs
Torpenn
7

Pour Lino, les hommes, du président pour Blier.

Difficile de revenir sur un mythe aussi costaud que celui-ci... Entouré d'un culte impressionnant, le film s'impose en force, cité dans tous les troquets que j'ai fréquenté, adulé par beaucoup, ses ...

Lire la critique

il y a 11 ans

103 j'aime

18

Les Tontons flingueurs
SeigneurAo
10

C'est quand meme marrant les évolutions, quand je l'ai connu le mexicain, il recrutait pas chez tont

À chaque fois c'est pareil. Je me dis que ce film est malgré tout faible, le scénario est quasi-inexistant, l'action est molle, les acteurs en font des caisses. Finalement, c'est surtout une...

Lire la critique

il y a 11 ans

78 j'aime

27

Les Tontons flingueurs
Vincent_Ruozzi
10

Des répliques cultes

Je n'ose pas me lancer dans une critique des Tontons Flingueurs... Voici donc les répliques qui m'ont le plus marqué: "Les cons, ça ose tout! C'est même à ça qu'on les reconnaît." - Monsieur...

Lire la critique

il y a 8 ans

53 j'aime

17

Heureux qui comme Ulysse...
Incertitudes
8

Critique de Heureux qui comme Ulysse... par Incertitudes

Lorsque Fernandel tourne ce film, il n'a plus tourné depuis deux ans. Il se dit marqué par le décès de son copain Bourvil. Vous l'avez deviné, on n'est pas ici dans la grosse comédie. Le comique...

Lire la critique

il y a 7 ans

10 j'aime

3

Les Tontons flingueurs
Incertitudes
10

Critique de Les Tontons flingueurs par Incertitudes

Les Tontons flingueurs marquent la première collaboration entre Lautner et le dialoguiste Michel Audiard et le début d'une trilogie qui s'est poursuivie avec Les Barbouzes et Ne nous fâchons pas. Il...

Lire la critique

il y a 8 ans

10 j'aime

1

Marche à l'ombre
Incertitudes
10

"J'ai été attaqué par des renards tout à l'heure"

Marche à l'ombre est assez proche de Viens chez moi, j'habite chez une copine. La présence de Michel Blanc bien sûr. Mais les thématiques sont similaires. Chômage, précarité, crise du logement,...

Lire la critique

il y a 6 ans

9 j'aime