Ce film est une véritable blague, dans tous les sens du terme. Et le pire c'est qu'au bout du deuxième (et dernier, sans doute) visionnage, je reste convaincu qu'il mérite ma note du nanard parfait (3). Et je vais même aller jusqu'à dire que je trouve la moyenne SC (1.7) un peu dure.
Parce que, en fait, on peut le prendre de deux manières. Soit on reste dans ses chaussures de fanboy inconditionnel de Dragon Ball, et surtout de Dragon Ball Z en fait, et du coup on trouve que le film est une parodie pitoyable, dénuée de toute envergure, sans parler des innombrables entorses au manga, mais ce n'est vraiment pas ça le pire.
Ce qui dérange vraiment le fan qui rugit en moi, c'est ce manque d'ambition, de grandiose, de puissance, alors que justement, la puissance et le grandiose sont les maîtres mots de DBZ. Et en cela, le film mérite 1/10, voire 0 si c'était possible.
Mais si on le regarde comme ce qu'il est, c'est-à-dire une grosse prod cainri qui tente de faire du fric sur le dos d'un monument nippon, et surtout, si on est plus fan de Dragon Ball que de DBZ (ce qui n'est cependant pas mon cas), on voit alors le film sous un tout autre angle.
En effet, les situations et certains dialogues sont en fait très proche du manga d'origine, de part leur côté puéril et bon enfant. Dragon Ball pas Z, c'est avant tout un manga comique, complètement déjanté et presque débile, parodiant les codes de son genre. Et on retrouve un peu de cela dans ce film.
Les acteurs jouent mal, mais on a l'impression que c'est la volonté directe de la direction d'acteur qu'ils appliquent, et non qu'ils ne savent trouver leurs marques comme c'est souvent le cas dans ce genre de production. L'ensemble des visuels (effets, photo, CGI, tout quoi) fait tellement décors de carton pâte, qu'on ne peut s'empêcher de se dire que, vu le budget qu'a du avoir le film, cela ne peut venir que d'un manque de moyens.
C'est un peu comme si le réal avait arnaqué le studio américain en leur faisant croire qu'il allait leur livrer le truc insipide qu'ils devaient surement demander, en leur refourguant en fait un joyeux grand n'importe quoi complètement assumé, comme s'il savait que le film était voué à l'échec, que la tache était insurmontable, qu'ils avaient voulu taper trop haut, que c'était mission impossible... Bref...
Alors non je suis loin de crier au chef-d'oeuvre, non je n'aime pas ce film, comprenez moi bien, mais je me demande si ce n'est pas simplement parce que je n'adhère déjà pas beaucoup à Dragon Ball pas Z (enfin, surtout le début, l'arc avec l'armée du ruban rouge, tout ça...).
Du coup, je comprends que je lui mette 3, et non 1, parce que cela reste quand même un nanard dans le bon sens du terme, au même titre que ses précurseurs coréen et taïwano-philipin.