Drift (2013), réalisé par Ben Nott et Morgan O’Neill, avait tout pour plaire : une ambiance 70s, l’Australie sauvage, et le surf comme toile de fond. Mais derrière ses belles images, le film manque cruellement de profondeur.
L’histoire de deux frères décidés à créer leur marque de surf aurait pu être inspirante. Hélas, le scénario s’enlise dans les clichés, et la narration peine à trouver son rythme. Les personnages, bien que portés par des acteurs investis, restent superficiels et prévisibles. On observe, sans jamais vraiment s’attacher.
Visuellement, Drift impressionne : la lumière, les vagues, les paysages sont superbes. Mais tout cela sonne creux, comme un clip de pub qui durerait trop longtemps. Le fond ne suit pas, et le message – s’il y en a un – se perd dans les embruns.
En sortant du film, j’ai eu la sensation d’avoir regardé une belle vitrine… vide. Un rendez-vous manqué avec ce que le surf représente vraiment : la liberté, le risque, la passion. Ici, tout semble calculé et sans âme.
Un film qu’on oublie aussi vite qu’une vague qui se brise.