A l'image de beaucoup de films, Drive possède une bande originale...A l'image de quelques films, Drive possède une bonne bande originale...A l'image de très peu de films, Drive possède un hymne provenant de cette bande originale : Nightcall de Kavinsky.

A la sortie de la salle obscure, vous allumez frénétiquement votre lecteur mp3...Hurlements d'un loup au loin, une main gantée de cuir compose un numéro, une sonnerie téléphonique retentit...C'est certain maintenant, cette musique vous appelle...Pendant 4 minutes et 15 secondes vous replongez dans le film, la touche replay reste enfoncée sous vos doigts, orgasmes artificiels à répétition à portée de main. Si vous étiez une souris de laboratoire vous seriez déjà condamnée sans le savoir.

Après une première vision du film, le son de Kavinsky en devient indissociable. Phénomène inexplicable, Ryan Gosling se met à hurler à la place du loup. Drive se révèle à l'image de son hymne : froid, envoûtant, mécanique, élégant, implacable, hypnotique...

Je pourrais alors vous parler de tant de choses. D'un homme qui complète sa monture mécanique, d'un scorpion doré brodé sur le dos d'une veste, d'un déchainement de violence animale quasi schizophrénique, des lumières d'une ville captées par une caméra, d'un baiser mémorable dans un ascenseur, des yeux d'un acteur contenant une galaxie d'émotions, d'une mise en scène à la fois sobre et brillante...Mais je me contenterai d'un seul commentaire.

Drive est une expérience. Un rite initiatique. Winding Refn est un savant fou, vous êtes son rat de laboratoire. Si vous sortez indemne du film, vous avez échoué au test, retentez le coup ou passez votre chemin, ce n'est peut être pas fait pour vous...Si au contraire vous avez réussi à toucher du bout des doigts l'âme de ce film, vous saurez de quoi je veux parler. Mélancolie gracieuse, désespoir lumineux, froideur machinale distinguée. Une figure vous hante. Les mots viennent à manquer. La touche replay reste enfoncée. La musique comblera le vide. Le loup hurle une nouvelle fois, et vous êtes encore touché...Telle une bête blessée vous hurlez à l'unisson. Vous le sentez, quelque chose continue à vous appeler...
Draculacowboy
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le 23 déc. 2011

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