Deux gamins et frères jumeaux grandissent dans un milieu familial farfelu et libéral. Les vacances estivales chez une grand-mère fortunée et rigoriste (la vétérane Gabrielle Dorziat) s'annoncent comme un changement radical d'ambiance.
La comédie est une chronique de l'enfance turbulente et des quatre cents coups dans laquelle les deux garçonnets, pas des affreux jojos, juste des enfants de leur âge, créent, comme convenu, du désordre dans la propriété de la coincée Madame Marcevault. La comédie joue complètement du contraste entre le mode polissé de la maison -avec majordome écossais droit dans ses bottes (Philippe Clay)- et l'espièglerie, l'ingénuité de la jeunesse.
Ce n'est pas que les jeunes acteurs soient mauvais, mais les petites et grosses bêtises d'Eric et Patrice, leurs mots d'enfants écrits tout exprès pour attendrir ou amuser, finissent par tourner un peu trop au numéro de chiens savants et, surtout, introduisent des situations et gags répétitifs. Il manque, pour caractériser tout ce petit monde, un vrai regard d'auteur, que n'a pas Robert Vernay. Parce que sa comédie manque d'un point de vue sensible ou personnel, elle se maintient dans le pittoresque et le premier degré.