Ducobu 3 est le troisième opus (bien vu l'aveugle) de la série Ducobu. Il s'agit également pour moi du meilleur de la saga, et je vais tenter de vous expliquer pourquoi en restant totalement objectif. Le mot d'ordre est là : objectivité.
Le film commence sur du classique : c’est la rentrée et Ducobu ne veut pas aller à l’école. Il finit par y aller, forcé par son père. Ensuite, on a une scène dans la salle de classe et c’est là que Ducobu 3 se démarque de ses prédécesseurs. Souvenez-vous, dans les deux premiers Ducobu on voyait à peine Saint Potache, voire même pas du tout, mais dans Ducobu 3, l’essentiel de l’action se passe à l’école, qui prend une place bien plus importante que ce qu’on a connu jusqu’alors dans la série. C’est certainement dû au changement de réalisateur, Élie Semoun ayant pris les commandes à partir de cet épisode.
Une autre nouveauté très importante est la présence d’amis aux côtés de Ducobu. Alors oui, il y avait Léonie jusqu’à présent, mais on ne peut pas vraiment la compter comme une amie, surtout que cette effrontée prend toujours un malin plaisir à s’opposer à Ducobu avant de retourner sa veste à la fin des films…
Là, Ducobu a enfin des vrais amis, et un en particulier, le meilleur personnage du film : Théo-Georges Vincent a.k.a TGV ! C’est d’abord le rival de Ducobu, puis ils finissent par reconnaître chacun leur valeurs et deviennent de grands amis. Ensuite il y a Willie, le rossignol de Londres, ce petit bâtard vole la vedette de Ducobu et TGV grâce à sa voix et sa belle gueule (et aussi son fric probablement, vu que c’est le fils du génial youtubeur Norman). Ducobu et TGV finissent heureusement par se débarrasser de lui et il rejoint leur camp : on a donc un incroyable trio.
Je ne peux m’empêcher de remarquer que dans le cas de TGV comme de Willie, les personnages étaient d’abord des antagonistes avant de devenir protagonistes au côté de Ducobu. Ce n’est pas sans rappeler le traitement accordé à certains personnages iconiques tels que Vegeta dans le cultissime Dragon Ball. Ça fait plaisir de voir nos réalisateurs s’inspirer de ce qui se fait de mieux dans les autres médiums.
J’ai donc parlé de ce qui sépare Ducobu 3 des autres Ducobu parus avant lui, maintenant on va voir que le film reste aussi dans la lignée de la série et qu’il le fait très bien.
Qu’est-ce que Ducobu ? Une saga de comédies pour petits et grands. Et croyez-moi, Ducobu 3 est une sacrée comédie ! Le film n’a pas vraiment de grands coup d’éclats, mais son humour est constant ; les blagues font toujours mouche et on se surprend à garder le sourire au lèvre tout au long du film, et pourtant c’est long 1h30 !
Le film continue aussi de développer les intrigues débutées dans les épisodes précédents, comme la relation entre le père de Ducobu et la mère de Léonie, la relation entre monsieur Latouche et mademoiselle Rateau, et bien sûr la relation entre Ducobu et Léonie. Tous sont des personnages très attachants qu’on prend plaisir à suivre et à voir évoluer, oui, quel plaisir de voir monsieur Latouche enfin trouver l’amour !
Parmi les personnages, c’est sans doute Ducobu qui a l’évolution la plus intéressante. D’élève perturbateur et insolent ne pensant qu’à tricher pour son propre intérêt, il devient plus sage et réfléchi et il continue à tricher, certes, mais pour défendre Saint Potache !
La fin du film mérite bien son petit paragraphe, elle est grandiose. Élie Semoun reprend encore une fois l’un des codes des shônens en mettant en place un tournoi dans lequel Ducobu et ses rivaux vont s’affronter via un concours de chant. Le discours final de Ducobu est touchant et conclue le film en apothéose, si bien qu’on ne peut que se lever de son siège et applaudir lorsque le générique de fin retentit.
J’adore ce film, et en toute objectivité, il est excellent.