Le ciel n'est pas assez grand, donc deux avions de ligne rentrent en collision. On cherche le coupable parmi le contrôleur aérien, les pilotes, une avarie technique... Eric Stoltz (Anaconda, Pulp Fiction...) est sur le coup. L'enquête piétine, on s'ennuie carrément dans cette suite de dialogues qui n'en finissent plus (ils interrogent tout le monde sur leurs motivations, point), tout ça pour nous réveiller in extremis dans un final aussi mou que le reste. Alors, on apprend que l'inspecteur a lui-même
perdu sa femme dans un crash d'avion
(pourquoi donner cette info ? On ne sait pas, à part pour meubler, bien sûr, puisque cela ne ressert pas au scénario), et que c'est pour cette raison qu'il met autant de cœur à l'ouvrage pour découvrir le coupable de cette enquête. On apprendra donc que c'est
un technicien qui a fait "une boulette", et menace à présent de faire une folie avec un autre avion (le vicieux), mais comme "Eric Stoltz est sur le coup" et que le film adore parler depuis le début, on vous le donne en mille : il le dissuade d'agir, avec un beau discours, et l'autre marche, il abandonne.
Fin. Remboursez, vraiment, remboursez. Le film ne dure pas bien longtemps (1h30), mais vous aurez l'impression qu'il dure le temps d'un vol Paris-New-York, et encore, aller-retour. Restez sur le tarmac, cela n'en vaut pas la peine.