On est plus dans un film où le spirituel prend le pas sur l'action. Comme Batman et la ligne des Ombres où il est formé, Elektra suit les préceptes de Maître Stick (Terence Stamp) pour apprendre à se battre. Elle pour le rôle d'une taiseuse solitaire qui n'aime pas s'attacher. Après le Ben de 2003, elle va succomber au charme de son voisin, le beau ténébreux Gozan Visnjic, yougoslave devenu croato-américain, et à son regard clair. Lorsqu'on habite dans une zone isolée auprès d'un beau gosse veuf et de sa fille de 13 ans et qu'on doit les tuer, ça interpelle. On se doute qu'il va y avoir de la romance dans l'air. Les flashbacks sur l'enfance entrent en résonance avec les moments que votre la gamine. Si on ajoute une bande de super vilains indestructibles mais capables de muter en oiseau ou d'apporter un parfum de mort, on se doute que l'affrontement va être redoutable. Après, la destruction des bad boys n'est pas vraiment expliquée. Ni les véritables raisons du besoin de destruction de la famille. Restent les scènes de combats d'une Elektra en tenue rouge, avec ses deux poignards, fidèles aux illustrations de Frank Miller et de Greg Horn. Comparativement le film ELEKTRA (Rob Bowman) (2005) est un échec sévère avec 57 millions de recettes face au budget de production de 43 à 65 millions de dollars.