Quand la poésie de la chaleur humaine embrasse une mise en scène tout aussi douce et sublime que celle d'Elephant Man, nous ne pouvons que saluer le geste de Lynch.
Le mélodrame, les artifices hollywoodiens et le manichéisme sont jetés par la fenêtre et laissent place à des cadres de douceur, d'humanité et d'ambiguité. Jamais l'on n'a vu Lynch filmer au plus simple pour montrer le plus complexe.
Les notions d'humanité et de monstruosité sont constamment discutées que cela soit par l'écriture ou le placement de la caméra. Il s'agit simplement de la vision de Lynch, du prolongement de sa pensée.
Ainsi, même avec sa structure classique et son manque de folie, Elephant Man n'est pas qu'une belle histoire. C'est juste du beau cinéma.