Si Obsession est une bouffée d'air frais pour le cinéma d'horreur en 2026, les retours dithyrambique sont à mon sens excessif.
Je pense que la différence de traitement d'Obsession par rapport à l'océan de navet de l'horreur récent suramplifie un peu l'appréciation qu'en ont les gens.
Après J'aime bien comment Curry Barker s'approprie le mécanisme de la patte de singe en traitant les misères relationnelles. Ca m'as d'ailleurs fait penser à Speak No Evil et évidemment à son Milk & Serial.
Le film base l'essentiel de l'horreur sur du malaise en gros ou mi plan par la dissociation terrifiante d'Inde Navarrette. Elle passe de la fille normale à la taré en un clin d'œil sans être ridicule, créant un malaise palpable.
Maintenant le problème c’est qu’à part quelques scène efficace et sympathique, le film ne surprend pas, il reste assez classique. La dérive psychologique reste en surface et le propos stagne, figé dans codes classiques de possession. La bonne intention thématique se voit donc fourvoyer par sa maladresse d'exécution.
Et c'est dommage car Obsession est le propre du film d’horreur efficace avec de bonnes idées formelle et narrative, mais qui reste codifié dans son genre sans allez plus loin. Avec plus de subtilité et sans le carcan Blumhouse, Curry Barker aurait sans doute pondu un classique de référence.