Jamais revu depuis sa sortie au cinéma (quinze ans, quand même!), cela faisait un bon moment que je tournais autour d' « En bonne compagnie » histoire de confirmer (ou pas!) ce plaisant souvenir. Et si ce n'est pas toujours le cas, mes bonnes dispositions se sont ici confirmées. Premier constat : le monde presque impitoyable du travail et de la future « start-up n » n'a pas beaucoup évolué depuis, à se demander si le film n'est pas encore plus d'actualité aujourd'hui. Peut-être parfois légèrement improbable, le scénario est souvent équilibré, trouvant constamment le ton juste entre drame et comédie, prenant toujours le soin de ne jamais choisir ouvertement l'un ou l'autre.
Intéressante, également : cette idée d'intégrer doucement mais sûrement cette romance, assez crédible, sans lourdeurs, entre Carter et Alex, que le récit a la grande intelligence de
ne pas conclure en « happy end »
pourtant attendu. C'est d'ailleurs sans doute ce que j'ai le plus apprécié : cette volonté de ne céder que très rarement à la facilité, le rendant parfois assez imprévisible, même l'éloge de la famille se révélant plus discret que prévu. Alors oui, un peu plus de méchanceté n'aurait pas été de trop, Paul Weitz faisant le boulot avec application mais sans éclats.
Rien de dramatique pour autant, à l'image d'un dénouement « doublement » inattendu et d'un trio Dennis Quaid - Scarlett Johansson - Topher Grace particulièrement charmant, à l'époque où la seconde se montrait souvent plus ambitieuse dans ses choix de carrière. Attachant et bien plus subtil qu'on aurait pu l'imaginer.