Nathanael filme son ami Marc, ce dernier a quitté son job de rêve à Wall Street suite à une prise de conscience enclenchée par quelques documentaires laissés sur son ordinateur par Nathanael. Face aux images d'un monde qui ne tourne pas rond (l'expression est adaptée, vous comprendrez une fois le film visionné) : terres aspergées de pesticides, animaux entassés les uns sur les autres dans des usines à mort, multinationales avides de croissance. Le film suit l'épanouissement de Marc une fois sa prise de conscience enclenchée.
Inde, Mexique, France, Etats-Unis : à quelques centaines de kilomètres des métropoles étouffées par la pollution, des femmes et des hommes usent de leur corps pour créer un monde joyeux. Ce film montre bien que le monde apparaît à chacun au filtre des croyances individuelles et collectives. Ces croyances peuvent être bénéfiques ou non : le collectif peut être un groupe d'amis qui réfléchissent aux bénéfices de leurs actions sur le monde ou bien une institution (religieuse, scientifique ou politique) productrice de vérité. L'univers ne peut être joyeux et durable sans une lente introspection de soi-même. C'est par l'introspection que l'humain n'est plus individu mais relations.
C'est par la sollicitation de nombreux penseurs, observateurs, du monde : Vandana Shiva, Pierre Rahbi, Hervé Kempf, que les réalisateurs offrent aux spectateurs une occasion de réviser leur vision de l'univers.
Ce film montre bien que le système économique, politique et social dominant l'univers actuellement mène à un monde hors-sol (agriculture hors-sol, humanité hors-sol, travail hors-sol). Ce film propose une issue à ce système destructeur : l'action et la pensée tournées vers la reconnaissance et le respect. La modération joyeuse.