6
le 10 nov. 2023
SuivreFaust et usages de Faust
Entre la fin des années 1970 et celle des années 2000, Harold Ramis aura été une figure importante de la comédie américaine, principalement pour ses participations en tant que scénariste ou...
Signé Harold Ramis (Un jour sans fin), Endiablé est une comédie fantastique qui a longtemps trainé une réputation mitigée. Pourtant, en le revoyant aujourd’hui, difficile de comprendre totalement ces mauvaises notes : oui, certains gags paraissent lourds, mais c’est justement ce côté "cartoonesque" qui donne au film son charme décalé.
Le pitch est simple et efficace :
Elliot (Brendan Fraser), un loser sympathique, voit sa vie bouleversée quand une diabolique tentatrice lui propose sept vœux en échange de son âme. À partir de là, le film déroule une série de situations délirantes, exagérées, colorées, qui tiennent plus du cartoon live-action que de la comédie romantique classique.
Et là où on s’attendait à un simple divertissement potache, Endiablé se révèle étonnamment… touchant. Entre deux délires absurdes, se glisse une vraie tendresse pour son personnage principal, une réflexion légère mais sincère sur ce que l’on croit vouloir et ce qui nous rend réellement heureux.
Impossible de parler du film sans évoquer Elizabeth Hurley, délicieuse dans son rôle de diablesse glamour. Pas la plus grande actrice de sa génération, certes, mais elle incarne ici à la perfection la tentation incarnée. Mention spéciale à ses costumiers et maquilleurs : chaque apparition est une transformation, un show à elle seule. Elle change de look presque à chaque scène, et ça contribue énormément à l’énergie du film.
Brendan Fraser, lui, fait le reste : il s’en donne à cœur joie, multipliant les personnages caricaturaux avec une sincérité désarmante. Sa capacité à se moquer de lui-même rend le film encore plus attachant.
Alors non, Endiablé n’est pas le film du siècle. Mais c’est une comédie légère, feel-good, qui assume son côté exagéré et cartoon, et qui réussit malgré tout à faire passer un vrai message. En ces temps où l’on cherche souvent à se divertir sans se prendre la tête, c’est exactement le genre de film qu’on a plaisir à redécouvrir même en 2025 !
Cet utilisateur l'a également ajouté à ses listes Films spirituels et Films vus (revus) en 2025
Créée
le 30 août 2025
Critique lue 14 fois
6
le 10 nov. 2023
SuivreEntre la fin des années 1970 et celle des années 2000, Harold Ramis aura été une figure importante de la comédie américaine, principalement pour ses participations en tant que scénariste ou...
5
le 22 avr. 2015
SuivreJ'aime beaucoup Harold Ramis rien que pour avoir réalisé le formidable "Un Jour sans fin", mais "Endiablé" partait malgré cela pour moi avec un sérieux handicap à savoir c'est le remake d'un film que...
4
le 13 nov. 2010
SuivreFaust passe un accord avec le diable qui - allez-y devinez - ne la joue pas franc-jeu. Ceci dit c'est une comédie et non un drame, le gentil héros ne meurt pas à la fin. Si j'avais vu de mon plein...
6
le 30 sept. 2025
SuivreParanoïak (Disturbia, 2007) est un pur plaisir coupable. Avec Shia LaBeouf en tête d’affiche, le film s’avale sans trop de peine, à condition de laisser son sens critique au vestiaire. Car dès qu’on...
5
le 23 juin 2026
Suivrele 28 juin 2026
Avant toute chose, je tiens à signaler que je suis apolitique et que je ne fais que donner un avis cinéphilique !!! Alors on peut dire que c’est sûrement le meilleur Uwe Boll que j’ai vu jusqu’à...
7
le 6 mars 2026
SuivreLe principe est simple : un homme se réveille attaché à un arbre, perdu au cœur d’une immense forêt, sans souvenir ni explication. À partir de là, le film installe un huis clos… en plein air. Le...