Signé Harold Ramis (Un jour sans fin), Endiablé est une comédie fantastique qui a longtemps trainé une réputation mitigée. Pourtant, en le revoyant aujourd’hui, difficile de comprendre totalement ces mauvaises notes : oui, certains gags paraissent lourds, mais c’est justement ce côté "cartoonesque" qui donne au film son charme décalé.
Le pitch est simple et efficace :
Elliot (Brendan Fraser), un loser sympathique, voit sa vie bouleversée quand une diabolique tentatrice lui propose sept vœux en échange de son âme. À partir de là, le film déroule une série de situations délirantes, exagérées, colorées, qui tiennent plus du cartoon live-action que de la comédie romantique classique.
Et là où on s’attendait à un simple divertissement potache, Endiablé se révèle étonnamment… touchant. Entre deux délires absurdes, se glisse une vraie tendresse pour son personnage principal, une réflexion légère mais sincère sur ce que l’on croit vouloir et ce qui nous rend réellement heureux.
Impossible de parler du film sans évoquer Elizabeth Hurley, délicieuse dans son rôle de diablesse glamour. Pas la plus grande actrice de sa génération, certes, mais elle incarne ici à la perfection la tentation incarnée. Mention spéciale à ses costumiers et maquilleurs : chaque apparition est une transformation, un show à elle seule. Elle change de look presque à chaque scène, et ça contribue énormément à l’énergie du film.
Brendan Fraser, lui, fait le reste : il s’en donne à cœur joie, multipliant les personnages caricaturaux avec une sincérité désarmante. Sa capacité à se moquer de lui-même rend le film encore plus attachant.
Alors non, Endiablé n’est pas le film du siècle. Mais c’est une comédie légère, feel-good, qui assume son côté exagéré et cartoon, et qui réussit malgré tout à faire passer un vrai message. En ces temps où l’on cherche souvent à se divertir sans se prendre la tête, c’est exactement le genre de film qu’on a plaisir à redécouvrir même en 2025 !