Un film que j'ai souhaité voir pour son actrice principale, la très jolie Souheila Yacoub, déjà croisée plusieurs fois dans des rôles secondaires, et qui hérite ici de son premier véritable "premier rôle".
Si "Entre les vagues" confirme le talent indiscutable de la jeune comédienne genevoise, laquelle parvient à briller dans un film raté, le deuxième long-métrage d'Anaïs Volpe ne m'aura pas convaincu - c'est un euphémisme.
Très vite, je n'ai pas cru à cette histoire d'amitié féminine au sein d'une troupe de théâtre, censée être dirigée par Sveva Alvati (qui incarnait Dalida dans le biopic signé Lisa Azuelos, et dont la carrière n'a pas décollé), fort peu crédible dans le rôle d'une intellectuelle. Par ailleurs, difficile de croire que deux filles aussi dissemblables physiquement puissent être engagées comme doublure l'une de l'autre. Trop souvent, les dialogues et les situations sonnent faux, alors même que Volpe a souhaité laisser une large place à l'improvisation dans sa direction des acteurs.
Et puis il y a le problème Deborah Lukumuena : la "révélation" du jeune cinéma français semble pourtant séduire une majorité de cinéphiles, alors que son jeu m'apparaît lourd et agaçant, empreint d'artifices déplaisants. Je reconnais toutefois qu'elle s'en sort mieux dans les scènes fortes émotionnellement, plus tard dans le film, mais dans le registre du quotidien, ses attitudes manquent de naturel et de justesse.
Difficile d'évoquer l'intrigue d'"Entre les vagues" sans divulgâcher, mais disons que le film change de tonalité à l'issue de son premier tiers. Et là encore, le traitement de cette nouvelle problématique ne m'aura pas convaincu, et de fait je n'ai pas été saisi par l'émotion censée tout emporter...
Toutefois, certaines scènes de groupe fonctionnent bien, et il faut reconnaître à Anaïs Volpé une volonté de prendre des initiatives, proposant une mise en scène souvent dynamique, avec un montage jalonné d'images d'archives new-yorkaises - illustrant la thématique de la pièce de théâtre.
"Entre les vagues" bénéficie de critiques globalement positives, mais pour ma part je n'ai pas adhéré à cette proposition : sans la présence charismatique de Souheila Yacoub, ma note eût même été encore plus basse.