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le 16 févr. 2012
SuivreDivan le terrible
Un Lumet bien barré d'après une pièce de théâtre de Peter Shaffer, c'est bourré de défauts et passionnant en même temps. Un gamin qui aime chevaucher à poil la nuit ses amis équidés se retrouve dans...
Toujours un plaisir de découvrir un nouveau Lumet. Rien que ça vaut déjà le coup. Huis-clos ou presque, étouffant et morne, il est aisé de comprendre pourquoi cette adaptation d'une pièce de théâtre n'a pas rencontré le succès tant sa couleur est le gris. Introduit sans prévenir par un monologue perturbé de l'excellent Richard Burton, l'atmosphère tendue annonce directement que, comme de coutume ou presque, Lumet va, avec grand intérêt et sans aucune tactique commerciale, dérouler sérieusement son propos et ne pas partir en cacahuète pour épater la galerie. C'est assurément une oeuvre personnelle et bavarde.
Cette histoire de psychiatre pour enfant peu à peu perturbé par l'amour pour le cheval quasi mystique de son jeune patient blondinet, Alan, enfonce pas mal de portes ouvertes, il faut bien le dire, indéniablement. Mais la réflexion n'a pour autant rien de survolée et l'ambiance prend bientôt le dessus pour laisser une impression très loin du glauque tel qu'on l'entend aujourd'hui. Mise en scène minimale et théâtrale, monologues fiévreux et psychanalyse introspective se mêlent dans un maelstrom sombre mais jamais construit pour balancer du sale. Le blondinet est dérangé mais loin d'être fou. Il ne fait que dissimuler ses inavouables fantasmes derrière son attitude cloîtrée, garçon d'écurie à l'horizon social éteint depuis toujours.
L'histoire n'est pas franchement développée comme telle non plus et c'est tout le bagage théâtral de Lumet qui est ici à l'oeuvre, notamment par l'éclairage et les décors. À la manière de "Piège mortel" ou "The Offence", on ne bouge pas ou presque de deux ou trois lieux forts, le cabinet et l'écurie en particulier, lieu saint porté aux nues par le gamin. Ses parents, une bourgeoise pieuse et rigide et un moustachu de base pas très communicatif sont aussi fautifs sous leur normalité presque effrayante des déviances de leurs fils. Superbe scène où le père surprend son fils au passage.
Flanqué de nombreux monologues analytiques à priori pompeux, le film de Lumet installe un cocon malade où Richard Burton derrière son expérience et ses principes, va découvrir un autre monde si passionné et vivant qu'il remettra en question le bien fondé de sa profession. Ce n'est pas le Centaure, la bible, le calvaire ni même la mythologie grecque qui scelle vraiment le jeune Alan, mais plutôt un monde reclus de fantasmes qu'il s'est créé de toutes pièces par ses propres interprétations, avec son dieu à lui qu'il touche du doigt lorsqu'il monte nu et à cru. Quelle différence tout de même, entre le traitement d'un "Mysterious skin" vu récemment, brutal et moderne, et la poésie du glauque qui transpire ici sans jamais rechercher l'effet choc. Rien que pour ça...
Cet utilisateur l'a également ajouté à ses listes ...Le cas Lumet et °Chroniques de pépites
Créée
le 8 janv. 2014
Critique lue 1.3K fois
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le 16 févr. 2012
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le 26 sept. 2012
SuivreC'est étrange que ce film reste méconnu dans la filmographie de Lumet.. Bon c'est vrai qu'il n'est que le réalisateur de la pièce éponyme de Schaffer (qui adapte le scénario ciné), est très connue...
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le 7 août 2021
SuivreTrès bon film ! Je serais bien curieux de voir la pièce d'origine mais aussi l'adaptation plus récente avec Daniel Radcliffe. L'intrigue se suit très bien, structurée sur une analyse, avec ce que...
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le 23 juin 2014
SuivrePersonne n'y croyait mais il est cool ce film ! Dingue ! On aurait juré voir la bouse arriver à 100 bornes et voilà que c'est la bise fraîche ! Doug Liman reprend pourtant le concept de "Un jour sans...
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le 5 juil. 2013
SuivreMisérable. Pire film de zombies. Je m'attendais à rien et j'ai eu rien. J'ai même eu plus que rien, ou plutôt moins que rien. Il n'y a rien. Les seules scènes valables sont les trois moments...
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le 27 avr. 2011
SuivreIl y a peut-être un micro poil trop de gros plans de visages pétrifiés qui mettent en évidence un fond légèrement binaire comparé à d'autres œuvres plus ambigües et analytiques. Il n'est pas question...