Mais quelle déception ! Je venais trouver la chaleur, la bienveillance, la tendresse de cette famille marseillaise qui nous fait d'habitude vibrer les films de Guédiguian. Famille qui toujours affronte le monde se déhumanisant autour. J'ai trouvé cette fois les membres de cette famille soit inconsistants (Grégoire Leprince-Ringuet) soit franchement pénibles (Robinson Stevenin) et des situations pas crédibles pour un sous : les parents se mobilisant dans la joie et la bonne humeur pour un week-end peinture à l'école ou les scènes de piscine ouverte et déserte en pleine nuit (je veux l'adresse !)... L'Armenie finit par taper sur le système tellement le sujet revient sans cesse, les problèmes de la cité sont listés façon catalogue : la politique, le logement, l'école, l'hôpital, les migrants et la coiffure d'Ariane Ascaride...
Seule petite pépite, la jolie rencontre entre Ariane Ascaride et Jean-Pierre Darroussin, une petite bulle de vrai bonheur dans une mer de clichés. Ressaisis-toi Robert !