En deux parties sur Arte. Documentaire réussi...comme d’habitude ! Identité : Volodymyr Zelenski, Volodia Devint ou Vova. Issu d’une famille d’ouvriers à Krivoi Rog sorte de combinat sidérurgique. Naissance : 25 Janvier 1978. Scolarité dans le quartier 95 ensemble d’immeubles comprenant un palais des sports et une salle des fêtes. Nombreuses cours et bandes rivales dont il ne fait partie. Trois indéfectibles amis : Denys, Oleg, Olena. Des élèves qui vont se suivre jusqu’à l’université. Il parle russe et anglais dans cette U.R.S.S. chape de plomb politique avec un parti unique : le Communisme destiné à mettre au pas toutes ces républiques aussi différentes que les autres selon un immuable système niant l’individu. Zelensky est un leader naturel dans le bon sens du terme : spirituel, dynamique, attachant, créatif avec son petit groupe Kvartal 95. 1991, l’Ukraine devient indépendante. Artiste, sa renommée dépasse les frontières et il devient populaire...même à Moscou. L’humour se goutte différemment dans cette Russie austère, repliée sur elle-même où déjà pointe un nationalisme discriminatoire avec un sentiment de supériorité exprimée par la Russie sur l’Ukraine. Zelenski Juif et Ukrainien dénote par son sens du rire, de la joie et de la bonne humeur face à l’oligarchie médiatique et orthodoxe ; 2003 : il quitte Moscou ; 2004 : révolution Orange. 2009 : producteur de spectacles avec plus tard une série « Serviteur du Peuple » avec un scénario original à l’identique de Charle Chaplin « Le Dictateur » sur un professeur d’histoire devenant Président de l’Ukraine par un pur hasard ( 3 saisons / 50 épisodes), les deux premières saisons en mode dérision et la troisième saison en version semi électorale car la fiction des facéties a germé dans l »esprit des téléspectateurs jusqu’à la réalité. Il apprend l’Ukrainien, il se présente et son personnage de Vassili Goloborodko élu à 67 % dans la série devient Président réel à 73 %. L’Europe est médusée. Ce documentaire révèle la véritable nature d’un homme simple, défendant ses valeurs patriotiques : « Perdre c’est pire que Mourir » avec une lucidité sur l’enfer subit par la Russie envahisseuse et impérialiste dirigée par Poutine (Une réincarnation d’Hitler) avec cet phrase finale : « Vous savez, la vie est imprévisible ».