Julie et sa mère Rosalind passent quelques jours dans un hôtel dans la campagne anglaise. La première espère y trouver l’inspiration pour son prochain film tandis que la deuxième espère raviver de lointains souvenirs d’enfance…
Le film n’a beau durer que 90 minutes, il ne s’y passe tellement rien que le temps ressenti avoisine le double ! Eternal Daughter (2023) donne cette désagréable impression d’avoir été réalisé sous Lexomil®. De longs silences, un hôtel envahis par un épais brouillard et sans le moindre client, la nuit on y voit comme en plein jour (quelle connerie d’avoir autant éclairé les extérieurs), des fenêtres et des volets qui claquent, une standardiste désagréable, … Que retenir d’autres de ce drame gothique si ce n’est cette désagréable impression de s’ennuyer ferme (peu de dialogue et une sorte de huis clos dans un manoir avec 4 protagonistes). Et ne comptez même pas sur le twist final pour vous sortir de votre torpeur, bien au contraire.
Un bon conseil, prévoyez pour votre sieste un tour de cou, un bon oreiller et un plaid, parce qu’il n’y a vraiment rien à retenir du film, si ce n’est la double interprétation de Tilda Swinton, c’est bien la seule chose qui m’aura fait rester jusqu’au bout, si l’on fait abstraction de la pauvreté de la mise en scène (champs / contrechamps pendant 90min, un dispositif bien trop répétitif).
● http://bit.ly/CinephileNostalGeek ● http://twitter.com/B_Renger ●