C'est le premier film d'Allemagne de l'est, mais aussi de Bulgarie que je vois. Deux nations qui ne brillent pas beaucoup par leurs films... Mais ce film, lui, a bien brillé au festival de Cannes 1959 en décrochant le Grand Prix.
Il faut dire que c'est le premier film allemand à mettre en scène le génocide juif, à peine 15 ans après les faits. L'approche de cette tragédie est plutôt douce ici. Pas de reconstitution des camps d'exterminations. Tout juste un camps de prisonniers, qui n'a pas l'air d'avoir une sécurité très poussée vue le nombre de fois que les deux personnages principaux en sortent, flirtant en amoureux...
Ce film ne va pas être un électrochoc aux yeux d'un public non averti. Il vaut même mieux être averti pour comprendre le sort qui sera réservé aux juifs dans le film, où la fille juive semble plus au fait de son destin que son geôlier allemand, que l'on présente comme un artiste bohème rêveur enrôlé de force dans l'armée nazi.
Un bon film, mais qui parait bien gentil face à son sujet.