5 potes, une forêt, un vieux bouquin qu'il aurait mieux valu laisser prendre la poussière ... et le reste appartient à la légende.
“Evil Dead”, c'est la preuve éclatante qu'on n'a pas besoin de millions pour traumatiser une génération. Avec 3 bonbecs , Sam Raimi filme comme s'il avait bu 15 Red Bull d'affilée : la caméra vole, fonce, tourbillonne et semble possédée avant même que les héros le soient.
Le scénario tient sur un ticket de caisse, les personnages n'ont pas inventé l'eau chaude et certains effets spéciaux sentent délicieusement le bricolage du dimanche. Mais c'est justement ça qui rend le premier long métrage de Sam Raimi irrésistible ! L'énergie du film emporte tout sur son passage. Il vous écrase sous une avalanche de gore inventif, d'idées visuelles complètement barrées et d'un humour noir qui pointe déjà le bout de son nez. C'est excessif, sale, parfois absurde... et ça le rend si rafraîchissant.
Ma note 9/10 Aujourd'hui, certains plans peuvent faire sourire, mais impossible de ne pas admirer l'audace du projet. “Evil Dead” n'a pas seulement marqué l'horreur : il lui a injecté une dose de folie qui continue de contaminer le genre plus de 40 ans après.