Réjouissante bizarrerie tout droit sortie de cette fin des années 80 où l’explosion du marché VHS au Japon permettait toutes les déviances possibles et une liberté totale.
Ça commence en cochant toutes les cases du slasher de base : situations téléphonées, personnages cons comme des manches, poncifs à la pelle. Faut l’accepter si on veut embarquer.
Mais une fois ce cap passé, le film bascule dans un truc beaucoup plus difficile à définir, et franchement jouissif. L’atmosphère prend le dessus...
Esthétiquement, c’est un pur plaisir si on aime ce mélange très fin 80s japonais : punk indus, crasse VHS, et une touche de giallo éthéré façon rêve éveillé. Mention spéciale à l’inventivité des plans et des effets spéciaux bricolés avec trois bouts de ficelle : le manque de moyens est flagrant, mais la débrouillardise donne au film un charme et une personnalité énormes. Le dernier acte atteint d'ailleurs des sommets de porte-nawak jubilatoire.
Sur le papier c'est pas fou, mais sur la péloche c'est autre chose...