À l’occasion de la venue du casting d’Expendables 3 sur Paris, nous avons pu découvrir ce troisième opus particulièrement attendu par une certaine frange de spectateurs bercés par le Sly, Schwartzy et Riggs durant les années 80-90. Plaisir coupable, la saga Expendables réunit tout ce qu’aiment les fans de cinéma d’action : du pur divertissement décomplexé et bodybuildé où nos héros d’antan se mêlent à la relève. Si dans Expendables 3 ce choc des générations est, avec la vengeance, le point central du film, l’enjeu reste le même : faire plaisir aux amoureux d’action.

Le scénario, très secondaire, reste peu développé. Mais si la simplicité de l’histoire apparaît comme une véritable faiblesse, les dialogues et le rythme sont d’une efficacité que beaucoup essayent d’atteindre sans même l’effleurer. Les échanges musclés et « bon enfant » entre les personnages sont savoureux et les scènes d’action, de l’évasion du train à l’assaut final, ne nous laissent pas de place à l’ennui. Malgré l’indulgence dont fera preuve un fan de buddy-movie, il faudra tout de même reconnaître que les effets numériques ne sont toujours pas à la hauteur et donnent à certaines scènes une dimension un peu « cheap. »

Côté casting, on retrouve la troupe de base (exception faite de Bruce « Mr Church » Willis) dirigée par un Sylvester Stallone en grande forme. Celle-ci est complétée par quelques nouveaux venus qui apportent chacun leur petit grain de folie : Antonio Banderas est parfait en mercenaire bavard et inépuisable, Wesley Snipes apporte une touche d’humour supplémentaire et Harrison Ford s’avère parfait en agent de la CIA lunatique. Quant à la nouvelle génération, même si elle occupe une place centrale dans l’histoire, il faut constater qu’elle marque beaucoup moins les esprits en dépit de la présentation singulière de chacun. On espère les voir mieux exploités dans le prochain opus. Quant au « Bad Guy », même si Mel Gibson l’interprète impeccable, il n’impressionne jamais et nous laisse sur notre faim lors du combat final.

Sans surprise, Expendables 3 reste fidèle à l’esprit de la saga. Patrick Hugues et Stallone proposent un troisième volet fait par et pour les fans d’actioners. Un plaisir coupable qui se délecte sans honte malgré ses défauts.
Thomas_Gaucher
6
Écrit par

Créée

le 13 août 2014

Critique lue 946 fois

Expendables 3

Expendables 3

3

Vnr-Herzog

le 9 août 2014

Suivre

Stop à l'acharnement thérapeutique

La scène d'ouverture nous montre la libération de Wesley Snipes d'un train de la mort par ses petits camarades de baston, plus méta-film tu meurs tant tout le monde, sauf peut-être le fisc américain,...

Expendables 3

Expendables 3

3

Gothic

le 24 août 2014

Suivre

Un petit faux-pas pour l'Homme, un grandpa pour l'humanité.

Sly et ses potes sont de retour, plus nombreux que jamais. Pour le meilleur mais surtout pour le pire. Et si, une fois n’est pas coutume, l’union faisait la farce ? OLD SCHOOL HOLLYWOOD… Tout...

Expendables 3

Expendables 3

4

SanFelice

le 23 août 2014

Suivre

Les jeunes sont des cons

La note que vous verrez au bas, à gauche de cette critique, est une preuve supplémentaire de mon extrême bienveillance envers cette série de films. Si vous voulez une note plus réaliste par rapport...

Horns

Horns

7

Thomas_Gaucher

le 18 sept. 2014

Suivre

Devil Inside

Nouveau film du réalisateur français Alexandre Aja, Horns est l’adaptation du livre éponyme de Joe Hill. Il est toujours difficile de porter en deux heures une œuvre littéraire à l’écran sans se...

Le Hobbit - La Bataille des Cinq Armées

Le Hobbit - La Bataille des Cinq Armées

8

Thomas_Gaucher

le 9 déc. 2014

Suivre

Un Dernier Au Revoir

La tristesse. Ce même sentiment qui nous submergeait en 2003 en découvrant Le Retour du Roi au cinéma. Une tristesse saine, accompagnée d’une douce euphorie épique, qui nous avait fait vibrer avec...

Expendables 3

Expendables 3

6

Thomas_Gaucher

le 13 août 2014

Suivre

Frères d’armes

À l’occasion de la venue du casting d’Expendables 3 sur Paris, nous avons pu découvrir ce troisième opus particulièrement attendu par une certaine frange de spectateurs bercés par le Sly, Schwartzy...