Quatrième volet d’une franchise qui aurait dû s’arrêter au second, Expendables 4 s’enlise dans une caricature d’elle-même, atteignant un degré de vacuité que même la nostalgie ne parvient plus à sauver. Là où le premier épisode jouait habilement avec les codes du cinéma d’action vintage, celui-ci ne fait qu’enchaîner les scènes sans âme, les répliques vides et les explosions automatiques, sans le moindre sens du rythme ni la plus petite étincelle d’inspiration.
Les acteurs, réduits à des figurines d’eux-mêmes, défilent avec une lassitude palpable. Stallone, relégué au second plan, semble avoir abandonné tout effort, tandis que Jason Statham cabotine mécaniquement, comme s’il récitait un manuel d’action au kilomètre. Le reste du casting, constitué d’anciennes gloires et de visages interchangeables, n’a même pas droit à une caractérisation digne de ce nom.
La mise en scène, indigente, ressemble à un téléfilm sous stéroïdes, où la violence est aussi gratuite que mal chorégraphiée. Le montage épileptique masque mal la pauvreté visuelle, et l’intrigue, si l’on peut l’appeler ainsi, n’est qu’un prétexte à une surenchère aussi bruyante que vide de sens.
Expendables 4 n’est plus un hommage au cinéma d’action : c’est sa caricature grotesque, tournée sans conviction et regardée sans plaisir. Un naufrage créatif, symptomatique d’un cinéma qui refuse de mourir avec dignité.