On peut trouver audacieux d'avoir choisi ce titre imprononçable, qui n'est autre que ce fameux volcan islandais dont l'éruption en 2010 a paralysé tout le trafic aérien européen pendant quelques jours. Mais ce n'est qu'un argument marketing, pratiquement pas utilisé ici.
Car "Eyjafjallajökull" n'est qu'une sorte de remake de "Planes, trains and automobiles", décalqué en Europe centrale. Où l'homme d'affaire et le pot de colle maladroit qui tentent de rentrer chez eux sont remplacés par deux divorcés odieux qui tentent d'aller au mariage de leur fille.
Ca aurait pu être potable, c'est totalement inintéressant. Malgré un budget plus que confortable (23 millions d'euros !), les paysages sont complètement anecdotiques, le dépaysement se limite à quelques rapides interactions en anglais avec des policiers et une poignée de locaux.
Les péripéties et entourloupes de nos protagonistes sont poussives, à l'image de leur jeu. Dany Boon fait du Danny Boon pour incarner ce pauvre gérant d'auto-école. Valérie Bonneton en fait des caisses en ex-épouse hystérique. Les effets numériques médiocres et les placements produits divers n'aidant pas.
Je sauverai tout de même une scène, malheureusement trop courte. L'apparition de Denis Ménochet, qui a du beaucoup s'amuser à jouer un inquiétant fan de Jésus. Une prestation déjantée rare pour l'acteur !