Un prince russe est assassiné et sa fiancée poursuit jusqu'à à Paris Ipanoff, le suspect du meurtre, probablement un "nihiliste", comme il est dit.
D'après Victorien Sardou, Louis Gasnier tourne en deux actes une "russerie" avec grands uniformes comme le cinéma français en produisait en grand nombre dans les années 30.
Le début du film, en Russie en 1911, est tellement peu contextualisé qu'on s'y perd un peu avec des personnages bavards mais pas très bien identifiés. Pour tout dire, c'est surtout très superficiel. Le film est court, et sans doute ne recouvre-t-il pas la totalité de la pièce de théâtre originelle; c'est aussi pour cette raison que le réalisateur ne s'embarrasse d'aucune complexité narrative. C'est au détriment des personnages, notamment dans la seconde partie du film, en France, lorsque l'argument principal du sujet se fait jour à travers la relation incognito que l'ex-fiancée installe auprès d'Ipanoff.
C'est précisément parce que le drame est survolé que Marie Bell, dans le rôle-titre, est plutôt mauvaise, jouant mal ou surjouant, passant à côté des sentiments contrastés qui nourrissent le rôle de la princesse Fedora.