Avertissement au lecteur spectateur potentiel : ce film parle de femmes surtout, il n’est pas un produit de la « women in prison sexploitation », il n’est pas« sensationnel » comme le « sensational scandal » annoncé en gros caractères par une affiche de l’époque, il n’est pas destiné à faire au sexe masculin un effet identique ou analogue à celui que pourrait lui permettre un quelconque Femmes en Cage avec dans les rôles principaux des êtres humains de sexe féminin qualifiables du terme aujourd’hui qualifié de sexiste de « sexy », non, ce film n’a pas cela pour objectif car il a pour sujet, non pas l’effet que fait sur des hommes tels que moi des femmes telles que celles dont je viens de parler, mais (ouf ! j’y arrive enfin) l’effet que peut faire la prison sur des femmes très diverses.
Après une telle entrée en matière, quelle sortie puis-je trouver à cet article sinon écrire que ce film se termine, mais non, je ne vais pas « spoiler », par du bon mélo et de la bonne action, si je puis dire, tout ce que j’aime et qui me fait écrire que j’aime ces femmes en prison et leur exemplaire solidarité malgré leurs différences.
Une seule petite réserve, elle concerne le casting un peu convenu, à un détail près, mais il est de taille, le détail : c’est Ida Lupino, dans un rôle infiniment moins sympathique ici que sa carrière de réalisatrice.
Mais il est difficile à cette l’époque de ne pas faire jouer celle qui a l’habitude de la prison par une blonde sexy (Jan Sterling) et celle qui ne l’a pas du tout, cette habitude, par celle qui ne l’est pas du tout, sexy (Phyllis Thaxter), bref le même genre que celle qu’a épousé Tom Ewell dans Sept Ans de Réflexion et pas sa voisine, la Marylin qu’on n’épouse pas.
Mais (jamais deux « mais » sans trois) je m’égare.
Et je parlais de quoi déjà ? De Women’s Prison et non de Women In Cages.