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Quelle idée d'avoir traduit Sensualidad par ce Femmes interdites, au pluriel aussi singulier qu'inexact. Une seule femme occupe constamment l'écran, danseuse, séductrice et cupide. A son tableau de chasse figurent notamment un voyou sans scrupules, un juge inflexible, dont elle veut se venger pour l'avoir incarcérée et le fils du susdit, cette fois par amour, enfin peut-être. Le film d'Alberto Gout pousse les feux du mélodrame mexicain à son paroxysme, avec situations explosives et interprétations excessives, sans oublier quelques suaves chansons et des danses endiablées pour détendre l'atmosphère. Entre comédie musicale et suspense, entre trahisons et escroqueries, la tragédie sera au bout du chemin. En femme fatale, au déhanché suggestif et au décolleté aguichant, l'éternelle Ninón Sevilla fait langoureusement la maille.
Créée
le 22 août 2024
Critique lue 28 fois
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