Fido est un vrai petit ovni dans le monde du film de zombie, revenant sur la bonne idée de fin de Shaun of the Dead, les zombies peuvent être "domestiqués". Certains se retrouvent donc majordomes, d'autres esclaves sexuels ou encore ouvriers à la chaine. Toujours est il que le jour ou le jeune Timmy rencontre le zombie acheté par sa mère pour ne plus être la seule famille à ne pas en avoir dans le quartier, ils deviennent amis pour la vie (je m'excuse pour cette tournure de phrase mais elle reste rigolote).
Il y a eu voilà quelques années une guerre contre les zombies, elle nous est expliquée dans un montage d'images au tout début du métrage. Ces petits films sont tout simplement bien foutus et plutôt agréables dans leur genre. On nous y expose la situation actuelle, une société ZomCom a élaboré un collier électrique qui permet de maintenir le zombie au niveau "gentil mouton tout doux" et a pour passe temps d'organiser quelque peu le monde, oui rien que ça. En effet, ils ont sécurisé les villes et barricadés ces dernières pour éviter le contact avec les zones sauvages où les morts vivants pullulent.
La mise en scène est certes dans le cliché mais reste tout à fait convaincante : un monde idéalisé, tout lisse et propre dans les années 50, avec néanmoins pour bêtes noires les zombies. Un petit bémol en ce qui concerne la musique (je m'excuse encore pour ces calembours foireux mais c'est ma journée je crois bien), j'ai pu lire dans une autre critique que l'on dirait "pierre et le loup", cela me semble juste. En même temps ca donne au film un côté enfantin qui n'est pas si hors du coup que ça. Quant à la photographie, on peut dire qu'elle est belle, adaptée comme il le faut à ce desperate housewives qui flirte avec romero.
Les acteurs sont bons, même l'homme qui joue Fido est doué. Faire passer des sentiments a un zombie je trouve que ca relève du bien joué!
Il ne faut pas voir ce film comme une pellicule appartenant complétement au mouvement zombie, ce ne serait pas juste pour les autres prétendant au genre, on a plus affaire à une critique de la société idéale qu'autre chose, les scènes zombiesques ne sont pas un modèle du genre.