5
le 27 août 2025
SuivreEffluves de marigot
Carlos Abascal Peiró a passé son enfance dans l'Espagne des années 90. Qu'est-ce qui l'a poussé, pour son premier long métrage, à s'intéresser au marigot du monde politique français ? Lui seul le...
Voir le film
Plutôt une bonne surprise. Il est vrai que je n'en attendais pas grand chose. Un peu un choix par défaut, faute de nouveautés réellement inspirantes. Faute de grives, on mange des merles, hein. Et puis le pitch percutait tellement l'actualité, hein. Trouver un premier ministre, c'est un peu devenu notre sport national. Bon, le réalisateur, sans doute d'origine espagnole, a un passé de journaliste politique en France, comme l'une de ses personnages d'ailleurs. C'était sans doute trop tentant de construire un scénario là-dessus. Un peu facile aussi, en fait.
Il en ressort une comédie trépidante, parfois confuse, dans laquelle les événements comme les gags, sur le mode de la farce, s'enchainent à toute allure. Un peu dur de rentrer dedans, au début, mais on finit par s'y retrouver, même si, de trahison en trahison, de coup tordu en coup tordu, le spectateur peut parfois perdre un peu de fil. L'ensemble est tout de même jubilatoire, avec cette satire mordante de la classe politique (indissociable ici de ses "journalistes") française.
Après, le réalisateur évite tout de même les écueils que l'on observe très souvent dans le cinéma parisien contemporain. Pas d'autosatisfaction sur le mode qu'est-ce qu'on est beaux et qu'est-ce qu'on est intelligents, non plus que d'intellectualisme à deux balles. Pas le temps, en fait, ça va trop vite. Les personnages - politiciens comme journalistes - sont des caricatures vivantes et sont dans l'ensemble bien interprétés : mention spéciale à cet égard pour Alex Lutz. Et il est presque surprenant que la distribution comporte plusieurs acteurs de forte notoriété (Viard, Cluzet), alors qu'il s'agit presque d'un premier film. Plutôt réussi quoiqu'il en soit, dans le registre du divertissement.
Cet utilisateur l'a également ajouté à sa liste Vu au cinéma en 2025
Créée
le 7 sept. 2025
Critique lue 90 fois
5
le 27 août 2025
SuivreCarlos Abascal Peiró a passé son enfance dans l'Espagne des années 90. Qu'est-ce qui l'a poussé, pour son premier long métrage, à s'intéresser au marigot du monde politique français ? Lui seul le...
1
le 4 sept. 2025
SuivreFils de ne m’a pas inspiré du tout. J’ai souri deux fois au début (Karin Viard façon Rousseau, Nathalie Richard façon Pécresse), mais la politique française préfère toujours mettre en avant les...
6
le 6 sept. 2025
SuivreBonjour tout le monde , Je vous propose une citation de Bill Gates , en hors d’ oeuvre métaphorique :« …Je choisis une personne paresseuse pour un travail difficile, car une personne paresseuse va...
10
le 2 sept. 2015
SuivreCe qui frappe avant tout dans ce film, c'est l'extrême jubilation avec laquelle les acteurs semblent jouer leur rôle. Du coup, ils sont (presque) tous très bons et ils donnent véritablement...
10
le 15 avr. 2019
SuivreUn pamphlet au vitriol contre une certaine bourgeoisie moderne, ouverte, progressiste, cultivée. Ou du moins qui se voit et s'affiche comme telle. On peut être d'accord ou non avec Bégaudeau, mais...
5
le 14 déc. 2021
SuivrePedro Almodovar a 72 ans et il me semble qu'il soit désormais devenu une sorte de notable. Non pas qu'il ne l'ait pas mérité, ça reste un réalisateur immense, de par ses films des années 80 et du...
SensCritique dans votre poche.
Téléchargez l’app SensCritique.
Explorez. Vibrez. Partagez.



À proposNotre application mobile Notre extensionAideNous contacterEmploiL'éditoCGUAmazonSOTA
© 2026 SensCritique
Thème