Broken fingers lesbian is just the same as eunuch.

Lorsque les Thaïlandais se mettent au cinéma on a toujours un peu peur de se retrouver devant un énième opus d’Ong Bak, mais heureusement Club Queer est là pour rectifier la donne avec ce Fingering, comédie romantique aussi choupinette qu’elle est crue. Choupinette car dans sa trame il n’y a rien de franchement nouveau, on a de la séparation, du quiproquo et de la réconciliation. Crue car en revanche, et c’est là la nouveauté, la sexualité y est très largement détaillée, de façon métaphorique et parlée évidemment, pas de nudité, nous ne sommes pas dans un porno. D’un côté on a un couple de lesbiennes dont l’une, Mi (Sununta Dewa), veut coucher mais l’autre, Chaeng (Wanna Chamchoy) s’y refuse, étant encore vierge, ce qui ne s’arrangera pas lorsqu’elle se cassera les doigts, et d’un autre l’une est très amoureuse, Tang (Patchpicha Termpreeda), mais l’autre, Mean (Potjanee Seeviriyakul), ne sait pas montrer ses sentiments autrement que par le sexe. Un duo de couples aux personnalités disparates et dont l’évolution sentimentale et sexuelle captive le spectateur, bien que le réel intérêt de la pellicule soit l’humour plutôt que quelque chose de nouveau ajouter au genre. Il faut avouer que les passages où la jeune vierge apprend les techniques qui lui sont enseignées par ses deux collègues travestis sont à hurler de rire, mention spéciale pour l’un d’entre-eux qui est pour ainsi dire tordant.
Fingering, nouvelle oeuvre de Somsak Sonphaeng, est un petit film indépendant prometteur, et même s’il n’est pas la production qui réécrit le genre et use toujours de franc-parler il conserve toujours la pudeur essentielle pour en faire un produit visible pour tous, ouvrant de façon douce et amusante le cinéma gay au grand public, tout le monde s’y reconnaissant plus ou moins; et si l’intronisation prend mal, il y a toujours l’hétéro de service placé là pour avoir un oeil extérieur sur tout cela.
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le 9 mars 2013

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