Pour l'amateur de cinéma bis que je suis, ce "House of Whipcord", peu connu dans nos contrées, est une bonne surprise. Le film se classe dans le cinéma d'exploitation anglais, typique des seventiens, du genre WIP (Women in prison) et le cahier des charges est bien rempli (filles nues, enfermement, brochette de pervers, sévices, sadisme). Mais il s'agit d'un cinéma d'exploitation de qualité dans lequel on sent le travail apporté au casting approprié, au scénario cohérent, à la bonne caractérisation des personnages, avec une bonne progression de l'intrigue et quelques critiques de la société sous-entendues.
Les 5 personnes officiant autour de cette prison occulte et sordide présentent un beau panel de vices en tous genres.
Leurs prisonnières ont été séduites par le fils de la directrice, sur base de "fautes morales" et emmenées en ce lieu où on compte leur faire reprendre le droit chemin. Le règlement est simple: on se tient à carreau. A la première faute, c'est l'isolement. A la deuxième, la flagellation. A la troisième, la pendaison. Le simulacre de justice est rendu par le mari de la directrice, un vieillard aveugle, sénile et pathétique qui est manipulé par son épouse complètement dérangée et frustrée. Autour de ce couple officient deux gardiennes qui semblent animées par des intentions différentes: l'une trouve dans son rôle un exutoire à son sadisme et à son homosexualité refoulée. L'autre, semble se complaire en serviteuse zélée, son rôle lui donnant un brin d'importance et lui apportant du petit profit. Il faut compter également sur le fils de la gardienne qui séduit les jeunes filles pour les amener dans cet endroit horrible. Ce fils qui semble vivre une relation incestueuse avec sa folle de mère. Bref, que du beau monde!
Le film n'est pas du tout crapoteux comme tout un tas de productions du genre. Les flagellations et les sévices sont souvent hors champ. Les quelques scènes de nu sont plutôt érotiques et les actrices relativement jolies.
Le titre français "Flagellations" ainsi que l'affiche sont racoleurs mais inadaptés au film. Ce n'est pas le sujet de celui-ci et les amateurs de SM ou autres n'y trouveront pas leur compte.