Depuis près de 10 ans maintenant, Donnie Yen s’est installé comme la star de films d’action hongkongais numéro un, depuis son retour d’Hollywood (Blade II et Shanghai Kid II) en fait...
Son association avec Wilson Yip avait déjà donné l’excellent S.P.L. deux ans auparavant. Leur nouveau film était alors attendu avec fébrilité et impatience par le public hongkongais. Clairement, Flash Point est très loin du niveau d’un S.P.L. dans la mesure où son scénario n’est qu’un prétexte pour offrir à Donnie Yen deux gros combats contre Xing Yu (vu dans la meilleure scène de combat de Kung-Fu Hustle) et contre Collin Chou, ce dernier durant près de 9 minutes, dans une maison en construction, avec du sang, de la transpiration et de la destruction de décor. Le film en devient alors une véritable démonstration ultra-rythmée des talents de combattant de Donnie Yen, pas mauvais acteur au demeurant, même si sa prestation dans ce film n’est pas la meilleure de sa carrière, loin de là. Au lieu de la gravité impressionnante de S.P.L., le film est beaucoup plus léger, avec un humour bienvenu, qui désamorce la violence froide de quelques passages, comme celui où Xing Yu envoie une gamine contre un mur. Louis Koo y joue un sidekick plutôt sympathique, Collin Chou est un méchant parfait et Fan Bingbing joue la demoiselle en détresse avec un plaisir non dissimulé.
Alors, oui, Flash Point ne semble être fait que pour montrer Donnie Yen faire tournoyer ses poings avant d’enchaîner les bourre-pifs, mais ce que le film manque en ambition, il le récupère en savoir-faire. Et c’est bien assez pour un samedi soir, non ?