Malgré sa relative compacité, Flashpoint manque singulièrement de nervosité, un défaut quasi rédhibitoire pour un film qui montre aussi ostensiblement les poings… Alors on se demande pendant quelque temps à quoi ce Donnie Yen est-il bon s’il ne distribue pas des mandales à tour de bras au lieu de simplement s’afficher et faire le beau…
Puis éventuellement, le film finit par se réveiller (un peu trop tardivement !) pour proposer enfin la baston qu’on était en droit d’espérer. Et là, le filmage adéquat et Donnie donnent satisfaction comme s’il avait fallu attendre le prétexte de cette histoire d’infiltration bidon (qui se traîne elle aussi comme c'est pas permis) pour sonner le gong de départ.
Louis Koo quant à lui, fait le beau gosse de service et il me semble l’avoir déjà vu ailleurs mais franchement, il est ici complètement à l’image du film : superficiel et très limité. Flashpoint s’avère donc plus ou moins… rarement distrayant ! mais bien plus souvent moins… que plus ! on est de fait un brin déçu et énervé après l’avoir vu (rapport au temps perdu, tout ça…).