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le 31 déc. 2012
SuivreLe père de la mariée
Si on regarde trop les films d'Ozu, on pourrait se dire que la seule préoccupation de la bourgeoisie japonaise des années 50, c'est de marier ses filles. Après Printemps Tardif et Eté précoce et...
Ozu filme magnifiquement l'un de ses deux ou trois sujets favoris, le désarroi d'un père finalement assez traditionaliste devant faire face à l'émancipation de ses filles, et aux contradictions du Japon moderne. L'humanité dans un état d'incandescence absolu, mais écrasée sous la chape des conventions et rituels impressionnants - pour un regard occidental - de la société japonaise, est une fois encore transcendée par la frontalité simple et patiente du regard d'Ozu, l'un des plus honnêtes et justes que le cinéma ait connu. [Critique écrite en 2004]
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Créée
le 2 janv. 2018
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