A partir d'un cas de figure inattendu (de la part des deux personnages principaux), Pierre Jolivet met en scène deux habiles portraits psychologiques, ceux de Philippe et Daniel, deux jeunes types ordinaires qui n'ont en commun que d'avoir passé ensemble quelques jours de vacances en Thailande et d'avoir confier leur dose de hash à un troisième larron, lequel est condamné à mort pour cette détention.
Philippe et Daniel iront-ils se livrer au aux autorités thailandaises et atténuer la peine d'un homme qui ne fut qu'un compagnon éphémère? Le cas de conscience est posé et il implique les deux intéressés comme le spectateur, bien obligé d'affronter le dilemme en s'identifiant aux personnages de Cluzet et Bruel.
On pourrait craindre, à l'exposé du sujet, une certaine étroitesse dramatique. Il n'en est rien car les hésitations et tergiversations de Daniel et Philippe, leurs décisions définitives -ou pas...- introduisent une dimension humaine juste et rigoureuse. Habile aussi est le contraste entre entre les deux, entre l'intello qui refuse d'emblée de sacrifier des années d'étude et le prolo instable qui, inconsidérément, conçoit cette histoire comme une aventure héroique. Cluzet et Bruel sont excellents.