"Peu importe où nous décidons de mener nos vies, nous retournons toujours à l'endroit initial."

Le film n'est toujours pas en salle, sa sortie se fera le 25 avril.
Cependant j'ai eu la chance de pouvoir assister à une projection presse de cet immense film. Outre le thème du film, grisant pour son pays (l'Israël) et la touche patriotique totalement dénigrée de la première à la dernière scène, ce qui frappe le plus le spectateur est la mise en scène impeccable et ultra-professionnelle qui déroule le tapi rouge au scénario peu commun et à un jeu d'acteur qui parfois arrive même à nous faire oublier les sous-titres tant les expressions des acteurs/actrices sont fortes.


Ce drame, parfois comique mais souvent très sombre est un cocktail d'émotions fortes, un ascenseur qui joue avec nos sentiments et notre cœur pendant pratiquement 2h.
Si comme moi vous irez voir le film à sa sortie sans connaître le synopsis vous serez d'autant plus surpris par l'intelligence du film et sa mission principale : Diviser une histoire d'anti-guerre en trois parties sans passer par le film "chorale".


Nous le savons, "la guerre" et plus particulièrement "l'armée" est la pierre angulaire du cinéma de Samuel Maoz. Déjà, en 2009, son premier long-métrage « Lebanon » mettait en scène le déchirement physique et psychique d'un jeune homme de 20 ans, enrôlé dans une "mission suicide". Neuf ans plus tard, le réalisateur israélien revient avec un drame assez similaire bien que très différent qui dénonce dans un premier temps l’irritable sentiment de perte d'un enfant dans une famille et le manque crucial d'émotion du militaire "type" dans cette annonce. Pour finir le réalisateur tente le tout pour le tout, prend un risque énorme et dénonce ouvertement les missions et méthodes de l'armée israélienne. C'est couillu mais risqué quand on sait qu'aujourd'hui le film est annulé dans plusieurs salles Israéliennes (Quand on joue avec le feu...On peut se brûler).


En conclusion, nous assistons à l'arrivée à maturité de cet excellent réalisateur qui au détour de plans très artistiques, arrive à nous prouver sa méticulosité dans chacun de ses plans, ce qui rend le film émouvant et intense.

AntoninMiguet
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le 28 mars 2018

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Anto Cash

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