Après avoir tué un homme, François Villon est emprisonné puis banni de Paris. Il s'installe à Orléans. La vie du poète, mauvais garçon, voleur et meurtrier, comporte de nombreuses zones d'ombre et les circonstances de sa mort ne sont pas connues. Libre donc à Pierre Mac Orlan, le scénariste, et à son réalisateur d'imaginer qu'il fut assassiné par l'association des coquillards (pilleurs d'église) à laquelle il a peut-être appartenu. Cette fantaisie historique, presque trop littéraire par moment, avec ses dialogues ampoulés, vaut pour son atmosphère médiévale, entre estaminets et pavé parisien, et pour l'interprétation plus que correcte de Serge Reggiani dans le rôle-titre. Après ce film, le cinéaste tourna ensuite en Afrique du Nord 3 longs et 1 court métrages, aujourd'hui très peu diffusés, hélas.