L’ambiance et le décor chaleureux de Frank sont incroyables, même mieux que dans ma maison. Mais au final je me déchaine sur ce film car il est cool… Mais pas assez.
On suit l’histoire d’un groupe aux allures prétentieuses et à l’originalité extrême à travers un claviériste égoïste et maladroit, dont la place est littéralement maudite. Ce Jon ne se rend pas compte dans quoi il est entrainé, et nous non plus. Et par dessus tout, il a toujours dix coups de retards, se plantant autant humainement que musicalement.
Domhnall Gleeson incarne un personnage frustrant : il a tout du stéréotype gentil-mais-gauche tout en ayant une certaine malice et une soif de succès insupportable. A la fin on l’aime bien, mais sans le vouloir !
Quant à Frank, on s’attache sans relâche à sa tête ronde et cartonnée qui renferme malaise et peine en abondance. Lui, on l’aime inconditionnellement et on n’est pas rassasié à la fin du film, on veut rester plus d’1h30 avec Michael Fassbender.
Et même si on passe une bonne moitié du film uniquement en compagnie du groupe et du pauvre manager, on ne découvre pas mieux les autres personnages et le mystère se fait de plus en plus oppressant sans trouver d’explications satisfaisantes.
Je trouvais qu’il manquait quelque chose au film. Qu’il me manquait quelque chose, de plus profond. De plus poignant. Je voulais m’attacher aux personnages, les prendre dans mes bras. Et y penser toute la nuit et le lendemain aussi.
Toutefois le casting est sans reproche. Lenny Abrahamson redonne en partie vie à Frank Sidebottom et montre la difficulté de percer pour un groupe, malgré son talent et ses nombreux « followers ».
En bref, je n’ai pas reçu de gifle. Mais j’en garderai un très bon souvenir. Et je chantonnerai inlassablement ‘I love you all’.