1974. La Hammer est toujours là avec son savoir-faire mais n'impressionne plus personne. Les "Massacre à la tronçonneuse", "Dernière maison sur la gauche", "Exorciste", "Rosemary's Baby" et j'en passe tiennent maintenant le spectateur en haleine ; les monstres en carton-pâtes amusent plus qu'ils ne font frissonner. C'est ainsi que ce septième volet est un des, pour ne pas dire le, derniers grands films de la Hammer, ainsi que le dernier de son réalisateur, Terrence Fisher, qui a beaucoup œuvré pour le studio. Et, une nouvelle fois, je n'aime pas. En même temps, je ne peux pas dire être un grand fan de ce cycle qui, malgré des thématiques plus ou moins variées, se répète inlassablement de film en film. Effectivement, nous en sommes rendus au septième volet, Frankenstein est une nouvelle fois caché par on ne sait quel miracle et il sera une fois de plus aidé par un jeu médecin un peu naïf. Et comme d'habitude d'ailleurs, les rôles féminins sont relégués au second plan, ici, c'est pire puisqu'il n'y en a qu'un et qu'ils ne se sont même encombrés à la faire parler, puisqu'elle est muette, juste à lui mettre des push-up. Et donc on a encore une créature qui peine à aligner deux mots et même si le réalisateur réitère le thème intéressant de transférer l'esprit d'un homme dans le corps d'un autre, c'est déjà-vu et pas qu'une fois. Ainsi, j'avoue avoir très vite décroché surtout que, manque de budget, on ne croit pas une seconde au design de la créature qui se démarque pourtant fortement des autres. Il y avait bien le thème de l'esprit malade dans un corps lui-même malade mais c'est à peine esquissé au travers de deux/trois scènes, après on repasse au monstre qui casse tout. Bref, "Frankenstein et le monstre de l'enfer" est fort heureusement le dernier de son cycle, quand même bien faiblard.