Freeze
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Freeze

Film de Charlie Steeds (2022)

Des choses à dire sur ce film :


Petite bobine lovecraftienne dans l’âme, Freeze dépeint les aventures de l’équipage d’un vaisseau pris dans les glaces aux prises avec une meute ? un banc ? d’hommes-poissons pas très amicaux. Le scénario est simple, efficace, la réalisation l’est un peu moins si bien que 1 h 30 de Freeze, ça reste très long.

Le scénariste et réalisateur Charlie Steeds arrive tant bien que mal à poser une ambiance mais peine en revanche à maintenir la tension nécessaire à ce type de film. Les dialogues, parfois un peu trop nombreux, se montrent sans enjeux. Les comédiens n’ont pas les épaules pour redresser cette faiblesse d’autant que s’ils ont parfois leurs moments... ils contribuent parfois aussi à démolir leurs scènes et notamment dès lors qu’il s’agit de se foutre sur la gueule : les coups passent loin, s’arrêtent au dernier moment, on sent qu’ils ont peur de se blesser les uns les autres, c’est mignon, et marrant, mais ça casse tout, alors que le compositeur, Duncan Ritchie, lui, ne se prive pas de faire péter les chœurs et de donner dans l’épique...

Et c’est dommage, parce que malgré un manque de moyens criant, Charlie Steeds arrive à proposer quelque chose d’assez sympa, ne se montre pas trop pingre en bestioles et a plus volontiers recours aux effets pratiques qu’aux effets numériques. C’est parfois risible d’ailleurs tant le costume des bestioles peut avoir le côté plissé et rigide des spectacles de kermesse mais voilà, reste la volonté de faire quelque chose d’un peu à l’ancienne et c’est sympa. C’est dommage que Charlie Steeds n’ait pas choisi d’exploiter ces défauts qui donnaient une identité presque théâtrale plutôt intéressante pour situer Freeze dans la lignée du Call of Cthulhu de 2005 qui abordait l’œuvre de Lovecraft par le prisme du film muet.

Le parti-pris premier degré pur et dur de Charlie Steeds n’en demeure pas moins louable, mais rend ses faiblesses plus évidentes d’autant que le tout reste timoré, la tension n’arrive jamais à être maintenue, la violence et le gore sont absents, les morts assez pudiques, le plus souvent situées en hors-champs, exemple avec cette super idée de dynamitage de torse qu’on ne voit pas au final. On ne retrouve que trop peu des plaisirs qu’on peut espérer voir dans un film de ce genre.

Au final, Freeze c’est fauché mais plein de bonne volonté et ce qu’essaie d’y insuffler Charlie Steeds, sans toujours y parvenir, force l’indulgence. Ceux que le Z rebute peuvent passer leur chemin sans regret, les amateurs de bis et de Lovecraft peuvent lui laisser une chance.


Hum... ce film ne compte assez d'ingrédients pour jouer au bingo avec une grille de 36 cases, mais voilà quand-même les 20 ingrédients repérés


Personnage > Agissement

Bagarre > Coup dans les couilles (ouch !)

Personnage > Caractéristique

Pas très net·te > Entend des voix ou a des visions – Super pouvoir > A un œil de lynx

Personnage > Citation

Défie > « Vas-y, tue-moi » « vas-y, appuie sur la détente »

Personnage > Interprétation

En fait des caisses

Personnage > Méchant·e

Mégalo > Mwahahahaha ! (rire théâtral)

Réalisation

Fin > Véhicule ou personnages qui s’éloignent – Ouverture ou fin > Voix off d’introduction ou de conclusion – Technique > La caméra bouge pour simuler un tremblement de terre ou une secousse

Réalisation > Accessoire et compagnie

Arme > Clic au lieu du Bang

Réalisation > Audio

Ambiance > Bruit provoqué par la pression sur les parois d’un sous-marin/du bois qui craque sur un navire – Bruit exagéré > Bruit métallique injustifié – Bruit exagéré > Écho – Locution > Grognement générique de monstre ou d’alien

Scénario > Dialogue

Phrase-choc

Scénario > Situation

Bagarre > Préparation avant une bataille

Thème > N’importe quoi

Carton-pâte > Coup de poing pouet-pouet – Scientifiquement non prouvé > Physique des matériaux soumise à rude épreuve

Thème > Sens moral

Karma > La/le fuyarde·e finit par crever

Thème > Sexisme hostile à l’égard des femmes

Outrage sexiste > Raillerie/insulte portant sur les femmes, les mères, les sœurs

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Barème de notation :

  • 1. À gerber
  • 2. Déplaisir extrême et très limite sur les idées véhiculées
  • 3. On s'est fait grave chier
  • 4. On s'est fait chier mais quelques petits trucs sympas par-ci par-là
  • 5. Bof, bof ; pas la honte mais je ne le reverrais jamais ; y'a des bons trucs mais ça ne suffit pas
  • 6. J'ai aimé des trucs mais ça reste inégal ; je pourrais le revoir en me forçant un peu
  • 7. J'ai passé un bon moment ; je peux le revoir sans problème
  • 8. J'ai beaucoup aimé ; je peux le revoir sans problème
  • 9. Gros gros plaisir de ciné
  • 10. Je ne m'en lasserais jamais
IncredulosVultus
5

Créée

le 25 mars 2024

Critique lue 127 fois

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